Profil de l’orateur:
Daniel Lafontaine

Langues:

Anglais et Français

Thèmes de discussion :

Maintien de la paix

Je suis né en 1964 et j'ai grandi à Chelmsford, qui se trouve en périphérie de Sudbury, dans le Nord de l'Ontario. La mère de mon père était Algonquine (Anishnabeg) et originaire de la région de Baskatong, au Québec. La grand mère de ma mère était Innue (Montagnaise) et originaire de la région des Escoumins, au Québec. Je suis francophone et Métis de première génération du Québec. Je suis fier d'être ancien combattant canadien et encore plus fier de mon statut d'ancien combattant autochtone. Aujourd'hui, j'habite à Wendake, au Québec. Mon enrôlement J'ai suivi un cours d'administration de la loi et de la sécurité au collège, car je voulais devenir policier. Je n'avais que 18 ans lorsque j'ai obtenu mon diplôme. J'ai cherché du travail, mais je ne pouvais pas exercer les fonctions d'agent de police avant l'âge de 21 ans. Au lieu de cela, ma grand mère Brigitte m'a suggéré de joindre les forces. J'ai suivi son conseil et signé mon contrat avec l'Armée canadienne. J'ai prêté mon serment d'allégeance à la Reine et au Canada le 10 décembre 1983, trois jours avant mon 19e anniversaire. Ma carrière militaire J'ai fait mes débuts comme artilleur de campagne à la base des Forces canadiennes (BFC) de Valcartier, à Québec. On m'a promu rapidement aux grades de caporal, de caporal chef, puis de sergent. Au fil des ans, mes fonctions ont englobé celles d'artilleur, d'adjoint canonnier, d'agent de renseignement tactique et de technicien en approvisionnement, entre autres. Durant ma carrière, j'ai pris part à des missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l'OTAN. En 1987 1988, on m'a affecté à Chypre. En 1996, j'ai servi en Haïti pendant deux mois, pour remplacer un camarade blessé. Lors des guerres yougoslaves (aussi appelées « guerres des Balkans »), qui ont eu lieu dans les années 1990, on m'a envoyé plus d'une fois en mission en Bosnie-Herzégovine et en Croatie. J'ai quitté les Forces canadiennes en 2003. Au cours de mes 20 ans de carrière, j'ai reçu une Mention élogieuse du Chef d'état major de la Défense, la Mention élogieuse de commandement, la Décoration des Forces canadiennes, la Médaille canadienne du maintien de la paix et plusieurs autres médailles pour les missions auxquelles j'ai participé. Lorsque je regarde en arrière, je constate que j'ai affronté plusieurs difficultés pendant ma carrière. Ma première épreuve a consisté à me séparer de ma famille, car je n'étais jamais allé plus loin que le Nord de l'Ontario, puis à adopter le régime de vie strict des Forces canadiennes. M'adapter à la vie civile et composer avec ma maladie mentale, le trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui ne s'est manifesté qu'en 2007, ont constitué les plus grands défis de ma retraite. Durant mes tournées comme Casque bleu, j'ai été témoin de situations éprouvantes et j'en ai fait l'expérience également. Elles ont entraîné l'apparition de mon TSPT, qui a eu des répercussions très négatives sur ma qualité de vie et m'a obligé à recevoir des soins médicaux en 2009. Le trouble de stress post-traumatique est une maladie mentale dont certaines personnes peuvent souffrir après avoir vécu un événement excessivement difficile, dangereux ou effrayant qui a mis leur vie ou celle d'autres personnes en péril. En raison de son caractère épouvantable et inattendu, l'événement continue de produire des effets graves sur ces personnes, et ce, longtemps après qu'elles sont hors de danger. Ces effets se traduisent par des flashbacks (ou rappels d'images), par des cauchemars et par d'autres symptômes. Perpétuation du souvenir dans ma collectivité Pour moi, se souvenir consiste à rendre hommage à tous mes camarades, hommes et femmes, qui ont servi le Canada sous mes ordres et à mes côtés. Je suis très fier d'avoir réuni plus de 1 000 anciens combattants à l'occasion d'une cérémonie du crépuscule. Elle nous a permis d'honorer les soldats canadiens du maintien de la paix lors de la Journée nationale des Casques bleus (le 9 août).

Le Projet Mémoire est une communauté de bénévoles formée de 1 500 anciens combattants et membres actuels des Forces canadiennes dans le but de partager leurs histoires.

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