Profil de l’orateur:
WO Elizabeth Lauzier

Langues:

Anglais

Thèmes de discussion :

Afghanistan

Je suis née en 1971 et j'ai grandi dans la petite ville d'Upper Island Cove, à Terre-Neuve. Ma mère exerçait la profession d'enseignante, mais elle est devenue femme au foyer après avoir eu des enfants. Mon père a servi son pays au cours des années 1960, mais il a démissionné de l'Armée canadienne après avoir subi un accident. Par la suite, il a travaillé dans des usines de transformation du poisson pour subvenir aux besoins de notre famille. Aujourd'hui, j'habite à Wainwright, en Alberta. Mon enrôlement J'ai toujours rêvé de me joindre aux Forces canadiennes, comme mon père et mon grand père l'avaient fait avant moi. Lorsque j'étais jeune, j'ai fait partie des Cadets de l'Armée. J'envisageais d'intégrer les forces immédiatement après le secondaire, mais j'ai obtenu une bourse pour faire des études collégiales, et j'ai plutôt emprunté cette voie. En fin de compte, je me suis enrôlée à temps partiel en 1995 comme soldate de la Réserve, au sein du Régiment royal de Terre Neuve. En 2000, j'ai fait mon entrée dans l'Armée canadienne à temps plein. Ma carrière militaire Lorsque je me suis enrôlée, je suis devenue soldate d'infanterie. Cette fonction prévoyait un entraînement physique très rigoureux. Par la suite, j'ai déménagé à Edmonton, en Alberta. J'ai d'abord occupé un poste de commis : j'étais affectée à la paie et à la tenue de livres pour les soldats. Depuis 2011, j'exerce les fonctions de commis chef à la base des Forces canadiennes (BFC) de Wainwright. Mon envoi en mission à Kandahar, en 2006, correspond à l'expérience la plus valorisante de ma carrière. En Afghanistan, on m'a confié la tâche de participer à des visites d'intervention médicale dans de petits villages. J'ai distribué de la nourriture et des médicaments aux hommes, aux femmes et aux enfants qui habitaient dans ces localités. Au cours de ma carrière, j'ai reçu jusqu'à maintenant la Médaille du service en Asie du Sud Est, la Décoration des Forces canadiennes, une Mention élogieuse de commandement, une Mention élogieuse du commandant en chef et la Médaille du jubilé de diamant de la Reine. Lorsque j'ai fait mon entrée dans l'infanterie, être la seule femme de mon groupe a constitué mon premier défi. J'avais le sentiment qu'il me fallait faire mes preuves pour gagner le respect des soldats qui m'entouraient. Maintenant que j'occupe un poste de commis, je côtoie des collègues masculins et féminins, et je n'ai aucun mal à me faire accepter en tant que femme. Cependant, j'ai dû relever un autre défi au sein de l'Armée : me préparer à prêter mon assistance sur le champ là où on en a besoin, que ce soit au Canada ou à l'étranger. De plus, je ne peux passer sous silence la difficulté de quitter ma famille, lorsque je pars en mission. Sur le plan émotionnel, c'est très éprouvant. Il reste que cela en vaut la peine, à mon avis, car je sais que je me rends utile aux autres. Perpétuation du souvenir dans ma collectivité Pour moi, le souvenir ne se limite pas à un événement qui a lieu le 11 novembre de chaque année. Il s'agit plutôt d'une chose à laquelle je pense tous les jours, lorsque j'accomplis mon travail. Plusieurs de mes amis et des membres de ma famille ont servi leur pays. Mon grand père a perdu la vie lors de la Deuxième Guerre mondiale. Mon père a été affecté en Allemagne et a travaillé près du Mur de Berlin. Bon nombre de mes amis ont servi en Afghanistan. Se souvenir, pour moi, c'est conserver un fragment de toutes ces personnes dans mon cœur, et reconnaître

Le Projet Mémoire est une communauté de bénévoles formée de 1 500 anciens combattants et membres actuels des Forces canadiennes dans le but de partager leurs histoires.

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