Témoignages d'anciens combattants:
Eileen Booth

Armée

  • Eileen Booth au bras de William Booth peu avant leur mariage. Octobre 1943.

  • Eileen Booth marchant avec la Women’s Land Army (service auxiliaire féminin de l’armée de terre) à Croyden, Grande-Bretagne, en octobre 1943.

  • Eileen Booth et son mari visitent des écoles pour parler de leur expérience de guerre. Ce mot de remerciement leur a été adressé par les élèves de l’école secondaire Fraser Heights

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"La Grande-Bretagne mettait sur pied un service d’auxiliaires de l’armée de terre parce qu’on avait besoin de nourriture et qu’il fallait entretenir les fermes."

Transcription

J’étais employée de bureau pendant la Deuxième Guerre mondiale et nous avons décidé entre amies de contribuer à l’effort de guerre. La Grande-Bretagne mettait sur pied un service d’auxiliaires de l’armée de terre parce qu’on avait besoin de nourriture et qu’il fallait entretenir les fermes. Je me suis portée volontaire avec quelques copines, et nous avons été envoyées à Maidstone. C’était tout un voyage en train depuis l’endroit où je vivais. Nous avons reçu nos billets et on nous a mis au travail. Tous les jours, nous entretenions les jardins et devions évidemment traire les vaches, car il n’y avait pas de trayeuses à l’époque. Alors, nous retroussions nos manches et nous nettoyions aussi les granges. Il y avait d’autres gens sur les fermes et nous avons dû nous affirmer car on nous donnait des tâches très lourdes alors qu’on réservait les tâches les plus faciles à des hommes qui n’avaient pas voulu s’enrôler. Si bien que nous nous leur avons dit : « Écoutez, nous sommes des volontaires ! Et désormais, c’est nous et pas ces types-là qui allons conduire les tracteurs et faire les tâches les plus faciles. » Je venais de l’extérieur de Londres, de Surrey, et nous recevions des bombes qui étaient destinées à Londres parce qu’on les lâchait en cours de route sur ma ville. Je n’étais pas censée me lier aux Canadiens mais je me suis finalement retrouvée avec l’un d’entre eux. Bill était stationné dans ma ville natale, et nous nous amusons beaucoup à évoquer cette période car je dis toujours qu’il m’a « capturée » pendant la guerre.
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