Témoignages d'anciens combattants:
Darrell White

Armée

  • Le soldat Darrell White en Sicile en 1943.

    Darrell White
  • Monsieur Darrell White pendant ses Classes au Camp Borden, Ontario, septembre 1941.

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  • Article du journal The Guardian (Charlottetown, Ile-du-Prince-Edourad) sur Darrell White (au milieu) et sa fratrie ; Melvin et Irene et tous ceux qui étaient en service vers 1942.

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  • Certificat de Démobilisation de Darrell White, délivré le 7 décembre 1945.

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  • Médailles de monsieur White, de gauche à droite: Etoile de 1939-1945, Etoile d'Italie, Etoile France-Allemagne, Médaille de la Défense, Médaille du Volontaire Canadien (avec un fermoir), Médaille de la Guerre 1939-1945 (médaille de la Victoire).

    Les plaques d'identification de monsieur White se trouvent dans le coin, en haut à droite.

    Darrell White
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Écoutez ce témoignage

"Oui, j’ai bousillé neuf motos en tout, en Italie, juste pendant les combats et tout ça : j’en avais une, je l’ai juste appuyée contre un arbre et un obus est tombé dessus et l’a réduite en bouille en explosant."

Transcription

À Worthing en Angleterre j’étais… dans une unité de dépôt en Angleterre pendant une bonne période avant ça et puis on est allés retrouver notre régiment et on nous a affectés au régiment de chars de Trois Rivières. Ça parlait français dans ce régiment quand on est arrivés là-bas au début, mais on était dans les 200 personnes, à parler anglais, on est arrivés pour former le régiment, vous savez, pour se préparer au combat. Bon, on devait convoyer des chars et des camions et des trucs pour le combat, faire la navette en apportant les messages, du front. Vous voyez, ils n’avaient pas de radios ou quoi que ce soit à cette époque-là. Vous deviez apporter les messages en moto, tous vos messages. Celle que je préférais c’était la Norton, c’était la moto la plus solide. Oui, j’ai bousillé neuf motos en tout, en Italie, juste pendant les combats et tout ça : j’en avais une, je l’ai juste appuyée contre un arbre et un obus est tombé dessus et l’a réduite en bouille en explosant. Je suis descendu dans un souterrain ou j’allais à l’état-major, ils avaient un petit trou dans le sol pour l’état major et je venais juste d’arriver là-bas quand le bang a fait sauter ma moto. Vous voyez, ils tiraient sur nos chars, voyez, et on était sur nos chars sans protection aucune. Ils les appelait des 88 (canon antichar de l’artillerie allemande) assez gros pour détruire un char. Bon, vous étiez sur la moto et dès que vous entendiez les obus arriver, en sifflant, et alors juste vous descendez de la moto, vous la jetez par terre. Une fois, il y avait des avions qui nous mitraillaient comme ça alors je suis descendu et me suis mis derrière – il y avait un camion là-bas – je me suis mis par terre derrière la roue du camion et l’avion a largué la bombe et on croyait que c’était une bombe et on était par terre, en attendant qu’elle explose et c’était juste un, comment vous appelez ça, le truc dans lequel on met la bombe (l’enveloppe). Ce n’était que ça, juste une boite de conserve qui a atterri, juste tout près, tout près de nous. Le pire de ceux qui se sont faits tués, je me souviens, il est mort carbonisé. Est entré à l’intérieur d’un char et fait sauter, un obus avait explosé à l’intérieur et il avait pris feu et il hurlait et criait, en brûlant, il est mort carbonisé. Un autre gars, Billy Wright, il venait de sortir de son char et s’est pris un obus et il est parti en mille morceaux. J’ai pensé à ça pendant un moment après coup.
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