Témoignages d'anciens combattants:
Alvin Gorrill

Forces aériennes

  • Alvin Gorrill à Olds, Alberta, le 29 juin 2010.

    Historica Canada
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Écoutez ce témoignage

"« Nous avions un Harvard, un avion-école pour les pilotes, et ceux-ci nous faisaient parfois monter à bord. Ils faisaient des acrobaties, des loopings par exemple, et nous étions drôlement étourdis en descendant de l’appareil. »"

Transcription

J’étais AVC, c’est-à-dire aviateur-chef, j’étais mécanicien de fuselage de la Force aérienne [royale du Canada]. J’étais posté au sud de Lethbridge [Alberta] à l’école de bombardement et de tir n° 8, pendant trois ans environ. La première chose qu’on a faite les deux premières semaines, tout ce qu’on faisait debout derrière un établi, c’était ce qu’ils appelaient du limage et de l’ajustage. On prenait un morceau de fer et on en faisait quelque chose. On le limait et on l’ajustait jusqu’à ce qu’il soit parfait, vous voyez. Ensuite, il y avait du travail de chaudronnerie. On apprenait à souder et à braser et des choses comme ça et à faire des choses avec de la tôle. Ensuite on s’est mis à l’hydraulique et aux freins à air, des choses comme ça, vous voyez, les principes de base. Les [Avro] Ansons avaient un fuselage entoilé et on devait les rapiécer. Et on a appris comment faire, vous voyez, des choses comme ça. On avait – je ne suis pas sûr quel Mark – on avait un Harvard [nord-américain], c’était un aéronef d’entraînement pour les pilotes et de temps en temps ils nous emmenaient et on faisait beaucoup d’acrobaties, vous savez, du looping et dites donc, quand vous descendiez de là, vous étiez secoué pendant un bout de temps. Je me souviens, je pense que c’était un des Bolingbrokes qui venait juste de s’écraser quelque part et ils avaient des camions d’incendie, tout le monde pouvait sauter dans un camion à incendie qui se rendait à un incendie. Je pense que j’ai fait une de ces expéditions une fois. La raison pour laquelle je ne suis pas allé outre-mer c’est que je prenais un congé de printemps et un congé pour faire les récoltes. J’avais la permission de prendre deux semaines de congé au printemps et deux à l’automne pour aider mon père à la ferme, parce que je m’occupais encore de la ferme quand je me suis enrôlé. Notre part dans la guerre a pris fin en automne 1945 je pense et Lethbridge a été choisi pour l’entreposage de beaucoup d’avions. Pendant tout l’hiver, pendant l’automne et l’hiver de 1945 et au printemps 1946, on a entreposé des avions dans les hangars là-bas. C’était les avions plus petits, il y avait des [Fairchild] Cornell et des Harvard et je ne suis pas sûr quoi d’autre mais c’était des avions plus petits. On devait démonter les ailes qu’on rangeait dans l’avion et les gens qui s’occupaient des moteurs, il y avait des gens qui s’occupaient des moteurs comme il y avait des mécaniciens de fuselage, ils devaient graisser les moteurs avec une huile spéciale et des choses comme ça. C’est ce qu’on a fait en dernier, je dirais presque, je ne sais pas, six mois ou quelque chose comme ça jusqu’à ce qu’on me démobilise. Au printemps, j’ai eu hâte de partir, je voulais retourner à la ferme pour travailler à plein temps et avoir mon propre endroit.
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