Témoignages d'anciens combattants:
Gertrude Dickey

Armée

  • Gertrude Dickey tente d’enlever le sel de mer de la chevelure d’un pilote. Il venait d’être admis à l’hôpital militaire canadien, peu après son arrivée en terre anglaise. Le 24 août, 1942.

  • L’arrivée d’un navire de transport des troupes au port d’Halifax, le 20 juin, 1945. Plusieurs militaires, hommes et femmes, sont rentrés après plusieurs années outre-mer. Gertrude Dickey a voyagé à bord du navire qu’on aperçoit à droite.

  • Gertrude Dickey lors d’une visite commémorative au cimetière de Dieppe en 1987. Gertrude a soigné plusieurs soldats qui sont rentrés en Angleterre.

  • Les médailles de Gertrude Dickey : (de g. à d.) : L’Étoile 1939-1945, l’Étoile d’Italie, France et Allemagne, Médaille de la défense, Médaille canadienne de service volontaire avec attache, Médaille de guerre.

  • Sœurs infirmières survivantes après que leur navire, le S.S. Santa Elena, fut coulé en novembre 1943. Les femmes ont été repêchées de leurs bateaux de sauvetage et transportées en Algérie.

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"Mais, la nuit après notre arrivée en Méditerranée, nous avons été torpillés. Notre navire a coulé et nous avons sautés dans les bateaux de sauvetage."

Transcription

Gertrude Dickey. Et, je suis devenue membre de l’Hôpital général No. 14, mis en service pendant la Deuxième Guerre mondiale. En juin 1941, je suis allée outre-mer et j’y suis restée pendant quatre ans. J’ai passé deux ans et demi en Angleterre à soigner les soldats. Nos premiers patients étaient des soldats qui avaient combattu l’ennemi lors du raid de Dieppe. Nous avions plusieurs de ces soldats à notre charge. Et, ensuite en 1943, nous avons mis la voile pour une destination inconnue. À cet époque, on ne nous informait pas quant à la destination ; on montait à bord sans savoir où nous allions. Nous avions été inoculés alors on se doutait bien que notre destination était dans un pays chaud. Mais, la nuit après notre arrivée en Méditerranée, nous avons été torpillés. Notre navire a coulé et nous avons sautés dans les bateaux de sauvetage. J’ai été repêchée par un destroyeur américain. Il était de règle de ne pas repêcher les survivants mais ça se faisait tout le temps. Ils étaient tenus de déposer les survivants au premier port. Bien, j’ai abouti en Afrique du Nord. Nous sommes passés à l’Hôpital général No. 15 où nous avons attendu le transport – nous devions nous rendre en Italie. Finalement, nous avons attendu dix jours avant de partir pour Naples. Nous nous sommes ensuite rendus à Caserta, à environ 20 kilomètres à l’intérieur des terres où il y avait un hôpital général de mille deux cent lits. Nous avons admis mille patients en trois jours. C’était suite à une première tentative de capturer la ville de Rome. Nos patients étaient des soldats britanniques. Ils avaient échoué dans leur tentative de prendre la ville d’Assise, ce qui est, en soi, une chose épouvantable. Nous sommes restés dans cet hôpital pendant environ un an. Ensuite, nous avons procédé vers le nord pour nous rapprocher des soldats. Ils étaient en train de reprendre l’Italie à cette étape de la guerre. Alors nous étions en route…nous étions sous la tente dans un verger d’orangers. Les Anglais avaient besoin d’aide alors je suis allée les aider pendant trois semaines dans un hôpital de campagne, non loin. Ensuite, nous étions prêts à partir. Je suis restée environ un mois avant de demander d’être envoyée vers des postes de soins de campagne. C’étaient de petits hôpitaux situés immédiatement derrière la ligne et nous nous déplacions avec les troupes, aux dix jours à peu près. Le but était de soigner les malades qui avaient besoin de chirurgie immédiate et de les garder jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de voyager vers un hôpital général ; d’habitude, nous les gardions environ cinq jours. Alors, nous nous sommes déplacés, comme ça, le long de la côte jusqu’à Ravenna. Ensuite, nous ne sommes pas allés plus loin en Italie. Je dois vous dire que ce fut un vrai privilège que de travailler avec ces soldats. En général, ils étaient jeunes et en santé et ils s’en sont très bien remis. Et, ils appréciaient vraiment tout ce que nous faisions pour eux.
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