Témoignages d'anciens combattants:
John Harry “TQ” Quarton

Armée

  • Message de Noël personnel aux troupes de la Première ARmée Canadienne de l'officier général commandant H.D.G. Crerar, en décembre 1944.

    Harry Quarton
  • Troupes techniques des quartiers généraux de la 4ème division de blindés canadienne, en Allemagne en 1945. L'intendant technique Harry Quarton est à genoux au centre de la photo.

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  • Les camarades d'Harry Quarton au centre de récréation et de repos des adjudants et sergents, quelque part aux Pays-Bas, en octobre 1945.

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  • Appel à bord d'une troupe se dirigeant vers la Grande-Bretagne en août 1942. L'intendant technique Harry Quarton est à droite du sergent tenant le papier.

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  • Les camarades d'Harry Quarton quelque part aux Pays-bas ou en Allemagne, en 1945.

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"J’avais les points pour rentrer chez moi plus tôt parce que j’étais dans l’armée depuis 1940 mais j’étais jeune et j’avais un grade élevé (Lieutenant-colonel) alors nous sommes devenus ce qui était connu sous le nom de « Frozen Few »."

Transcription

On a eu nos premiers chars au début de ce printemps-là. On avait quelques Valentine et je crois qu’on a eu les premiers chars Ram, qui n’avaient pas de canons. Et on s’est entrainé avec ceux-là et ce genre d’entrainement, parce qu’on faisait tous notre entrainement sur les blindés à Borden, la plupart d’entre nous le faisaient ou la plupart d’entre nous qui étaient sous-officiers supérieurs. Et cet été-là, de fait, on était sur l’eau quand le raid de Dieppe a eu lieu en août 1942.

On est allés dans une caserne à Aldershot (Angleterre) que mon, j’étais dans la même caserne où mon père se trouvait avant 1900 quand il était en route pour l’Afrique. Alors ça vous montre la vétusté de certains des bâtiments dans lesquels on était. Alors quand notre tour est venu, et c’est, et quand la poussée a démarré en fait, quand ils ont eu le blindage terminé, là les généraux ont pu aller de l’avant. Mais c’était pour essayer de prendre le terrain et de tenir la position et avoir assez de soldats sur le rivage pour pouvoir lancer une véritable attaque.

Donc ce n’était pas en fait avant qu’on soit au début du mois d’août (1944) quand la rupture dans le sud de Caen a eu lieu, en descendant vers Falaise et Trun et des endroits comme ça. Mais ça a pris tout ce temps-là pour développer la force des troupes et des soldats de ce genre là. Mais je pense que j’avais le meilleur travail dans l’armée. Je travaillais avec des gens formidables et remarquez, j’ai travaillé sur un tas de choses dont les autres intendants militaires techniques n’ont jamais eu à se préoccuper. J’avais un général et il fallait tout le temps faire avec. Quelques uns de ceux-là étaient exigeants, particulièrement, bon, dès les premiers jours du Général de division Worthington parce que le Général Worthington était quelqu’un de très inventif pour toutes sortes de choses. Il a inventé plus de choses pour l’armée de terre que n’importe qui d’autre à ma connaissance.

Et il voulait tout le temps des chars et des véhicules et ainsi de suite pour aller faire des expériences à l’extérieur et ainsi de suite, donc il rendait toujours la vie intéressante. Mais vous savez, au quartier général, évidemment, on avait un quartier général immense aves tous les chefs de tous les différentes armes au quartier général et on devait s’occuper de tous et les équiper avec le matériel adéquat. Ils faisaient tous très attention au leur comme le commandant, le commandant de l’artillerie ou toutes les différentes divisions, pas les divisions, mais les différentes sections et puis on avait les officiers de liaison qui avaient leur travail à faire, rester en contact avec les régiments et ainsi de suite. Et je devais faire en sorte que tous ces gens soient équipés et armés et prêts à partir à tout moment. Alors ça rendait la vie intéressante.

J’avais les points pour rentrer chez moi plus tôt parce que j’étais dans l’armée depuis 1940 mais j’étais jeune et j’avais un grade élevé (Lieutenant-colonel) alors nous sommes devenus ce qui était connu sous le nom de « Frozen Few ». Et on devait rester à l’arrière et voir les autres unités en dehors, prendre leurs… Ils rendaient leurs équipements d’eux-mêmes ou la plus grande partie de leur équipement et on leur reprenait la dernière partie du matériel et ils allaient au dépôt du rapatriement et partaient vers les bateaux qui les ramenaient en Angleterre. Et on devait rassembler tout ce matériel dans la base aérienne d’Arnhem et ainsi de suite pour l’enlèvement et les véhicules devaient être classés par catégorie, on avait notre propre mécanicien, on avait une énorme section de mécaniciens qui ont passé en revue tous les véhicules et ils étaient classés en trois catégories, A, B et C. Certains véhicules, ils avaient très peu de kilomètres, on les nettoyait, on les réparait et on les renvoyait au Canada pour – ou on les préparait pour repartir au Canada et on ne les a jamais accompagnés en fait – pour les véhicules d’entrainement de l’armée de terre après la guerre. Les véhicules de seconde classe on les passait à l’UNRRA, l’administration de réhabilitation des nations unies et ils étaient donnés à tous les pays occupés pour qu’ils puissent redémarrer dans leurs différents départements et villes et des choses comme ça. Et puis les véhicules de classe C, ils étaient juste bons pour la ferraille. Alors on devait s’occuper de tout ce genre de trucs et reprendre les véhicules et les équipements aux troupes comme ça ils pouvaient rentrer chez eux. Donc ceci a duré jusqu’en février 1946 je crois. Oui, je pense que c’était février. De fait, le jour où je suis arrivé chez moi, j’arrivais chez moi à Edmonton en train et j’avais reçu un télégramme de mon père, un télégramme très court de la part de mon père, rentre à la maison, ton régiment va avoir sa première réunion. Alors j’ai vite pris le train pour rentrer à Edmonton et j’ai couru jusqu’à l’hôtel Macdonald et c’est ici que le régiment était en train de célébrer ses premières retrouvailles. Et j’étais le seul en uniforme. Tous les autres, évidemment, avaient été démobilisés et ils étaient dans le civil. Alors oui, c’était la fin.

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