Témoignages d'anciens combattants:
Bob Bracken

Marine

  • Sabre de cérémonie de la Marine, frappé de l’emblème naval et fabriqué en Grande-Bretagne, remis à Bob Bracken en 1957

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"… J’ai été affecté au service DEMS, celui des navires de commerce dotés d’un équipement défensif, où j’ai passé environ 18 mois."

Transcription

Je m’appelle Bob Bracken et me suis enrôlé dans la Marine en 1941, à l’âge de 18 ans. J’y suis entré comme artificier d’armement de 5e classe et je devais attendre jusqu’à 21 ans pour devenir officier marinier intérimaire. Mais avec la guerre et tout le reste, j’ai été promu plus vite que prévu. Après un entraînement de base d’environ cinq semaines, je me suis rendu à Halifax à bord d’un train de troupes. J’ai découvert la Marine de la côte Est, évidemment, et je suis entré à l’école d’artillerie pour apprendre pendant cinq mois environ le fonctionnement du matériel militaire, des armes sous-marines et légères aux mitrailleuses. J’ai eu mon premier boulot au printemps 1942 sur le NCMS (Navire canadien de Sa Majesté) Annapolis, qui était alors en escorte de haute mer. Après tout ce temps (je ne me souviens pas quand au juste, mais c’était plus tard dans l’année), j’ai été affecté au service DEMS, celui des navires de commerce dotés d’un équipement défensif, où j’ai passé 18 mois. Puis on m’a renvoyé au service général en tant qu’inspecteur des armes légères du Dépôt d’armement royal canadien à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, mais j’étais aussi chargé des réparations et des essais d’armement sur les navires. Et c’est ce que j’ai fait jusqu’en septembre 1944. Puis on m’a envoyé sur la côte Ouest remplacer quelqu’un. J’ai d’abord travaillé dans la batterie de tir de l’école d’artillerie. Et je crois que c’est en novembre que je me suis joint au personnel de l’officier chargé des essais et des équipements d’armement. Nous travaillions sur les chantiers où se construisaient les navires de la Marine royale, et nous partions en mer dès qu’un navire était terminé pour faire des tirs. C’est ce que j’ai fait jusqu’à la fin de la guerre. J’ai été démobilisé à Toronto en novembre 1945, au NCMS York. Puis dès 1946, je me suis à nouveau enrôlé dans la Marine. Cette fois, mon numéro était beaucoup moins élevé, il n’avait que trois chiffres : R243. J’y suis resté jusqu’en 1957, et on m’a alors accordé une commission. Puis en 1959, j’ai pu me joindre à la Force régulière et j’y suis resté jusqu’à mon cinquantième anniversaire.
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