Témoignages d'anciens combattants:
Martha Violet “Dear Dawson” Schurman (née Dawson)

Armée

  • Lettre écrite par W.H. Dennis, ministre de l'agriculture de l'Ile du Prince Édouard, recommandant Martha Schurman (née Dawson) pour son service dans l'armée, ke 5 janvier 1943.

    Martha Schurman
  • Certificat de conduire attribué au soldat Martha Schurman (née Dawson), Kitchener, Ontario, le 31 mars 1943.

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  • Anciennes combattants de la Seconde Guerre mondiale à la Maison du Gouvernement, Charlottetown, Ile du Prince Édouard, vers 2005.

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  • Martha Schurman dans l'uniforme du Corps des Femmes de l'Armée Canadienne, septembre 1943.

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"J’ai pris des leçons de conduite et c’est là où j’ai eu mon permis de conduire, ce qui était compréhensible après avoir pris des cours de mécanique."

Transcription

Quand j’avais 17 ans, j’ai pris des cours de mécanique à Charlottetown, ce qui était rare pour une femme à l’époque. Et puis j’ai lu quelque chose à propos du CWAC (le corps féminin de l’armée canadienne) et j’étais morte d’impatience d’avoir mon anniversaire de 18 ans. Je me suis engagée le jour de mon dix-huitième anniversaire. J’ai pris des leçons de conduite et c’est là où j’ai eu mon permis de conduire, ce qui était compréhensible après avoir pris des cours de mécanique. Donc j’ai appris à conduire à Kitchener en Ontario. Je suis allée de Charlottetown à Halifax et puis Kitchener. Et j’ai eu mon permis de conduire en 1943 je crois. Et de là, j’ai été renvoyée à Halifax comme chauffeur. Et on conduisait des grosses machines et tout ça. Mais, j’ai été prise d’une frousse terrible à Halifax, avec les collines. Je n’avais pas l’habitude de me garer et vous savez, une jeune personne, de 18 ans. Alors j’ai demandé mon transfert dans le service des postes de l’armée et je suis partie à Montréal. Et de cette manière, j’ai en quelque sorte gardé le contact avec certains de mes camarades qui étaient outre-mer parce qu’on s’occupait de tout le courrier. Et quand ils ont écrit l’histoire de Tryon, là où je suis née, un des hommes a dit qu’il recevait souvent des colis de ma part, de Montréal, et combien ils les appréciaient. J’aimais bien Montréal. On avait une très belle maison ancienne qui se trouvait du côté de Peel Street. Et c’était différent. J’ai passé neuf mois à Montréal. Et je ne me souviens pas de combien de temps j’ai passé à Kitchener ou Halifax mais j’ai passé neuf mois à Montréal. Et puis mes pieds sont devenus, n’allaient pas bien et j’ai été réformée. Quand je suis rentrée chez moi, mon père, il avait six enfants, on était tous encore en vie. Et il était homme d’affaire. Il allait tout le temps à Summerside et vendait des trucs aux magasins et différentes choses. Il avait un élevage de renards. Et on avait une voiture et on avait l’eau courante. Mon père a parlé à un homme à New Annan qui avait une épicerie. Et l’homme qui travaillait pour lui s’est engagé après que j’aie été réformée. Et il n’avait personne pour travailler au magasin. Alors mon père est rentré de Summerside et il a dit, je t’emmène avec moi demain matin, tu vas prendre le train, tu as un travail qui t’attend à New Annan. Bon, de nos jours, vous n’imagineriez pas prendre un travail – votre père qui vous trouve un travail – sans avoir vu. Et je vivais dans la famille. Et c’est là-bas que j’ai rencontré mon mari et je suis mariée depuis 65 ans.
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