Témoignages d'anciens combattants:
Gaston Perreault

Armée

  • Photo de Gaston Perreault.

    Gaston Perreault
  • Livret de Prières à l'usage des Soldats, Marins et Aviateurs de l'Armée canadienne.

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  • Les insignes du Royal Canadian Army Medical Corps.

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  • Les médailles de Gaston Perreault.

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"Alors, nous étions la seule unité canadienne-française du médical dans le Canada."

Transcription

Mon nom est J. Gaston Perreault, adjudant chef à la retraite, et maintenant je suis un blessé de guerre. J'ai été blessé en Allemagne à côté... dans le petit village de Velburg. Je faisais partie de la 18e Ambulance. À la déclaration de la guerre en 1939, des hommes de Québec, de toute la péninsule de Gaspé et des alentours se sont réunis puis ont été enrôlés pour former le corps médical. Alors, tout ce beau monde-là ont traversé. Pour nous ouvrir un chemin, préparer notre arrivé en Angleterre, nous sommes arrivés aux baraques de Barrosa. Alors, nous étions la seule unité canadienne française du médical dans le Canada. Nous avions été prendre soin des soldats anglais qui étaient sur les côtes à battle. Donc là, ils ont reformé la brigade, ils nous ont donné, nous autres, le Black Watch de Montréal, le Fusiliers Mont-Royal et le Calgary Highlander à prendre soin. Ça, c'était notre travail de s'occuper de la 5e brigade. Là, nous sommes... nous avons appris... et dans les notes que j'ai et que je regarde actuellement, on a remarqué qu'il y avait des petits accrochages. Ç'avaient commencé à Valcartier, ça. La gang de Montréal, qui était un groupe, parce que notre Service Corps qu'on appelait, nos chauffeurs, nos cuisiniers et tout ça, c'était tous des gars de Montréal, ça, ou des alentours. La majorité d'entre eux parlaient les deux langues. Ils étaient bilingues et tandis que les Black Watch, eux autres, c'était ... la moitié était Canadiens français puis la moitié Anglais. Tandis que nous autres, nous avions quelques Irlandais de Québec ici, mais les bonhommes parlaient tous français aussi. Alors, voyez-vous le beau génie que ç'a dû faire, là. Alors, il y avait des petits accrochages. Mais un coup rendu en Angleterre, on est devenu des amis, nous autres, à force de vivre ensemble. Alors, il n'y avait plus... il n'y avait plus de... d'animosité, je pourrais dire, entre les autres. Il n'y avait plus la gang de Québec puis la gang de Montréal. Il n'y avait plus les Anglais puis les Français. Il n'y avait seulement que l'unité de la 18e Ambulance. Nous avons fait tous la guerre, nous avons eu des morts, nous avons eu des blessés, nous avons eu des amputés de guerre. Parce que moi, si je parle de mon cas personnellement, j'ai même été blessé à Velburg, après Nijmegen - Nimègue en français - j'ai été blessé le 19 de février, lorsque avant d'arriver à peu près 1 000 pieds de l'école ou de la bâtisse que nous devions s'occuper pour remplacer, on a eu six hommes de blessés, deux sérieusement blessés. Il y avait Hackett si je me souviens bien, et moi. Alors là, on a été évacué. Là, moi, ma guerre s'est terminée là, le 19 février.
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