Témoignages d'anciens combattants:
Maurice Tremblay

Armée

  • Photo de M. Maurice Tremblay.

  • Ces petits garçons ont subi une horrible mort, brûlés vifs dans l’église de leur village d'Oradour-sur-Glane en Normandie, le 10 juin 1944.

    Maurice Tremblay
  • Carte postale de Sainte-Mère-Église où des atrocités de guerre ont eu lieu.

    Maurice Tremblay
  • Photo de Maurice Tremblay en Normandie.

    Maurice Tremblay
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"Ici, c'est la bataille de la Beauvoir. On perd notre premier officier, Henri Décarie. On avance lentement et prudemment."

Transcription

Mon nom est Maurice Tremblay. J'étais avec les Fusiliers Mont-Royal. Le 4 juillet 1944 à Caen (Normandie), nous étions en formation. Soudain, un bombardement, une fumée épaisse cachait la ville. On ne voyait rien du tout. Soudain, un vent dissipa la fumée. Ici, c'est la bataille de la Beauvoir. On perd notre premier officier, Henri Décarie. On avance lentement et prudemment. Les SS, 12e Panzer (12. SS Panzer-Division Hitlerjugend), tiennent les fermes Troteval et Beauvoir. Ils envoient des obus mais leur coup est manqué. Nous, on avance ; soudain, on aperçoit des grosses fermes, Beauvoir, Verrières et Troteval. C'est-à-dire les fantassins, comme moi, le bataillon prend ses dernières positions près du village, la route au sud de Caen, Bretteville. Le soir, les compagnies avancent, observant les lueurs des départs des canons allemands, s'efforcent de les situer avec précision. Pour assister notre artillerie dans son travail de contre-batterie, le 13 juillet 1944, le bataillon enregistre ses trois premières pertes. Une mine antipersonnelle tue le chauffeur du major Gauthier. Un franc-tireur allemand tue un autre soldat, Simoneau est blessé plus tard au lendemain, 14 juillet 1944. Plus tard au lendemain, on bombarde de baraques dont nous avons parlé. On avance pendant quatre jours. Le 18 juillet, trois divisions blindés du 8e Corps s'élance de la tête du pont qui existe déjà en aval et devra atteindre lac Bourguebus, Vimont, Bretteville, en Caen, sous les ordres du général Simon. Le 2e Corps canadien composé de deux divisions, moi avec la 2e brigade blindée canadienne à partir de Caen pour nettoyer. Il y a beaucoup d'actions à accomplir, missions, participons à l'attaque Goodwood, le code Atlantique.
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