Témoignages d'anciens combattants:
Ruth Harrison

Armée

  • Ruth en tenue de combat avec équipement complet. Les infirmières avaient le même complément d’équipement que les hommes, sauf pour les armes. Angleterre, 1944.

  • La traversée vers la France avec la force d’invasion, Hôpital général canadien No. 12. Juillet, 1944.

  • Cette ancienne abbaye de Bruges a servi d’hôpital en 1944-45.

  • Embarquement du personnel infirmier.

  • L’infirmière Ruth avec des orphelins hollandais, 1945. "Les Hollandais nous ont été très sympathiques. Quelle tristesse de voir tant de gens affligés d’une si grande souffrance.’’

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"Alors, ils nous ont empilées dans soixante poids lourds et ils nous ont reconduites le long de routes poussiéreuses jusqu’aux douches mobiles. Et, cette douche, quelle expérience exquise!"

Transcription

Je m’appelle Ruth Fawcett Harrison. J’ai fait mon entraînement à l’hôpital d’Aberdeen à New Glasgow en Nouvelle-Écosse. Je me suis enrôlée dans l’Armée en 1943 et j’ai été postée à Halifax et à Debert. Nous sommes parties outre-mer le 28 mai, 1944 à bord d’un navire parmi le plus gros convoi à faire la traversée. Alors que nous étions dans le sud de l’Angleterre, nous avons traversé la Manche jusqu’en Normandie. Nous nous sommes joints temporairement à l’Hôpital général canadien No. 7, le temps qu’on organisait notre propre hôpital. L’air était sec et poussiéreux et il y avait pénurie d’eau. L’eau était rationnée ; nous avions une ration quotidienne d’eau à boire, pour se brosser les dents et pour se laver. Et, un jour, ils ont décidé que c’était le jour de la douche pour les sœurs infirmières de l’hôpital No. 12. Alors, ils nous ont empilées dans soixante poids lourds et ils nous ont reconduites le long de routes poussiéreuses jusqu’aux douches mobiles. Et, cette douche, quelle expérience exquise ! Le problème est que nous avons dû remonter dans ces poids lourds et reprendre ces routes poussiéreuses pour retourner au camp. Et, nous sommes revenues aussi sales qu’à notre départ ! Malgré tout ça, ce fut quand même agréable. Nous n’avions pas grand chose à faire à l’hôpital No. 7 alors nous faisions de petites randonnées pédestres en campagne. Un jour, les filles et moi avons décidé de se promener un peu pour voir ce qu’il y avait à voir en campagne. Sur notre chemin, nous avons rencontré un convoi de soixante poids lourds canadiens. L’un des gars était seul dans sa cabine et il nous a invitées à bord. Il voulait connaître notre nom et d’où l’on venait. Je lui ai donné mon nom et lui ai dit que je venais de Spring Hill en Nouvelle-Écosse. ‘’Oh!, m’a-t-il répondu, ‘’il y a deux gars de Spring Hill dans les camions devant. Je vous présenterez à la prochaine pause.’’ Alors, nous avons roulé pendant une heure et puis nous nous sommes arrêtés. Nous sommes allés à leur rencontre et ces deux gars, je les connaissais très bien ! Ils étaient très surpris de me voir.
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