Témoignages d'anciens combattants:
James H. Clarke

Armée

  • James Clarke exhibe son uniforme des Seaforth Highlanders peu après son enrôlement dans l’Armée à l’âge de 19 ans.

  • En février 1945, M. Clarke a été atteint à la jambe par un éclat d’obus de mortier allemand, près de la frontière germano-hollandaise. Les chirurgiens lui ont remis ce fragment comme souvenir.

  • Cette revue contient un guide détaillé des activités du jour J, le 6 juin 1944.

  • M. Clarke a été interviewé par Rosalind Duane du journal North Shore News. Il a partagé ses souvenirs de guerre pour leur édition du Jour du Souvenir de 2005.

  • M. Clarke avec ses plaques d’identification. Le 11 novembre, 2005.

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"Le problème fondamentale pendant la guerre était que nous avions reçu un entraînement inapproprié ; notre entraînement s’enlignait plus avec la Première Guerre mondiale que la Deuxième …."

Transcription

J’étais adolescent lorsque la guerre a éclaté. Alors, en 1941, je me suis joint à l’escadron 1601 des Cadets de l’air. Ce fut leur premier escadron et il fut inauguré par Nick Carter, un pilote de chasse de la Première Guerre mondiale. Ensuite je me suis joint aux Cadets Seaforth et à la milice Seaforth. À l’âge de dix-huit ans, je me suis fait dire que je ne pouvais pas aller outre-mer avant d’avoir dix-neuf ans mais que si je leur fournissait une lettre de ma mère attestant que j’avais bien dix-neuf ans, ils l’accepteraient. Alors je suis devenu soldat. Je suis allé outre-mer. J’étais sensé rejoindre les Highlanders Seaforth mais lorsque je suis arrivé en Angleterre, j’ai été affecté au régiment écossais canadien de la 3e division d’infanterie. Notre division et notre bataillon ont finalement atterris en Europe. J’ai été blessé trois fois pendant mon service en Europe. La première fois, un gars a pilé sur une mine devant moi. J’ai reçu un fragment au coude et j’ai été en congé sept jours. Ensuite j’ai pris deux balles au bras droit ; j’ai été chanceux de ne pas subir de fracture. Le problème fondamentale pendant la guerre était que nous avions reçu un entraînement inapproprié ; notre entraînement s’enlignait plus avec la Première Guerre mondiale que la Deuxième. Notre entraînement préconisait d’attaquer l’ennemi à la baïonnette en courant à travers champs sous le feu des mitrailleuses. C’était absurde. Au Canada, nous avions reçu un entraînement plus moderne. L’idée était de travailler en petits groupes, armés de mitrailleuses et répandus sur le champ de bataille. Mais une fois sur place, on s’est retrouvé avec des carabines et des baïonnettes. Un général russe est venu faire l’inspection et il était très consterné. Il nous a dit, ‘’En premier lieu, votre équipement date de la Première Guerre mondiale. Votre entraînement date de la Première Guerre mondiale. Le combat d’aujourd’hui se fait principalement dans les rues. L’utilisation de la carabine et de la baïonnette est désuète.’’ La guerre a continué et nous avons passé l’hiver 1944-45 dans la région de Nimègue. Nous avons fait deux semaines sur les lignes et ensuite nous avons eu droit à une semaine de repos. Le manque de vêtements chauds et d’équipement pour l’hiver était un vrai problème. Nous avons vraiment eu beaucoup de misère. Nous avions du ragoût M&V d’Argentine mais nous n’avions aucun moyen de le faire chauffer. Et, il consistait surtout de gras avec quelques morceaux de viande et quelques petits pois. La nourriture et les vêtements – c’étaient nos deux gros problèmes. Nous n’avions pas de vêtements chauds. On recevait le quotidien de l’Armée et on utilisait le papier journal comme isolant dans nos manteaux. Plusieurs n’avaient pas de gants. On utilisait nos chaussettes comme des gants. Nos bottes n’avaient pas de languette et en Hollande, il y avait deux pouces d’eau partout. Vous comprenez bien que nous avions les pieds mouillés tout le temps.
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