Témoignages d'anciens combattants:
Valerie “Val” Crisp (née Langdon)

Forces aériennes

  • Couverture de la St Valentin du The Mont-Joli Target, le bulletin d'information mensuel publié à la 9ème Ecole d'Artillerie à Mont-Joli au Québec. Au centre, dans le cœur, l'Aviateur-Chef Val Langdon et son futur époux, le Sergent James Crisp. Ils y annoncent leurs fiançailles.

    Val Crisp
  • Etant formée en photographie Val Crisp (née Langdon) était le chef du service photographique du The Mont-Joli Target le bulletin d'information mensuel publié à la 9ème Ecole d'Artillerie à Mont-Joli au Québec.

    Val Crisp
  • Val Crisp (née Langdon) est entré dans le département de recrutement à son 20ème anniversaire et s'est engagée dans l'Aviation Royale Canadienne, Division Féminine en 1943.

    Val Crisp
  • Page du The Mont-Joli Target, le bulletin d'information mensuel publié à la 9ème Ecole d'Artillerie à Mont-Joli au Québec. L'équipe éditoriale y est mentionnée dans le carré supérieur de gauche, il y est dit que Val Crisp (née Langdon) est le chef du service photographique.

    Val Crisp
  • Page du The Mont-Joli Target, le bulletin d'information mensuel publié à la 9ème Ecole d'Artillerie à Mont-Joli au Québec. Val Crisp (née Langdon) en était le chef du service photographique.

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"On montait en avion et on avait ces sortes de grands appareils photo attachés à une corde. Et vous sortiez le haut du corps par la fenêtre, et vous preniez des photos des choses sur le terrain."

Transcription

Je venais de recevoir mon diplôme du Collège de Jeunes filles de l’Ontario et je marchais… J’étais allée chercher mon frère à l’autre bout de Toronto et ma famille habitait près de Burlington. Et je suis allée chercher mon petit frère ; et j’ai vu ces filles qui marchaient dans la rue vêtues de leurs uniformes. Et elles avaient l’air tellement bien, j’y suis allée et je me suis engagée (division féminine de l’armée de l’air canadienne). Et mes parents ont été complètement choqués quand je suis rentrée à la maison. C’était le jour de mes 20 ans. À l’entrainement élémentaire, j’ai passé des tests. Je voulais être une des personnes qui font bouger des choses sur une carte, vous savez, là où les avions se trouvaient. Et comme j’étais myope, je ne pouvais pas. Mes yeux n’étaient pas assez bons apparemment. Alors, de toute façon, c’était, et puis après avoir passé neuf mois là-bas, on m’a transférée à Ottawa (base RCAF de Rockliffe) dans l’école où ils enseignaient la photographie. Et ça a été une très bonne expérience. On montait en avion et on avait ces sortes de grands appareils photo attachés à une corde. Et vous sortiez le haut du corps par la fenêtre, et vous preniez des photos des choses sur le terrain. Bon, c’était juste dans le courant d’air fait par l’avion que vous étiez et en un rien de temps, j’ai eu un petit sac en papier marron qui a fait une chute au dessus de la rivière Ottawa. (rire) Je n’étais jamais partie de la maison avant, alors c’était une expérience toute nouvelle pour moi. Et la base de Mont-Joli était un endroit fabuleux à cette époque. J’étais là depuis très peu de temps ; et on m’a demandé de participer à la gazette, The Target, qu’ils éditaient. Et alors j’allais un peu partout et je prenais des photos. C’était de l’entrainement au sens où j’étais dans la partie de la base qui faisait de la photo, vous savez, les soldats de l’armée de l’air ; et on avait une très grande salle qui avait un cercle sur le mur. Et les soldats de l’armée de l’air étaient assis sur le siège d’un avion et ils avaient ce qui ressemblait à des canons, mais en fait c’était de la photographie et ils pouvaient prendre des photos de ce qui était sur le mur, c’est à dire tous ces avions allemands qui étaient projetés sur le mur. Et c’était ce que le, ce que je faisais, c’était faire passer rapidement ces peintures ou bombardiers qui étaient, les bombardiers allemands, et ils leur tiraient dessus. Mais l’appareil leur donnait le, quand la pellicule était développée, ils pouvaient connaitre la précision de leurs tirs. Et ensuite ils ont commencé à prendre des photos de la partie nord du Canada. Ça n’avait jamais été pris en photo avant et ils n’avaient jamais pu faire de cartes. Alors c’était, tout à coup, c’est ce qui s’est passé. Et le film était pris avec 60% de recouvrement alors vous pouviez faire ça en trois dimensions. Alors tout était, vous savez, vous le voyiez comme c’était dans la réalité parce que c’était en trois dimensions. Alors je faisais des annotations, et encore et encore, développait tout ça, vous savez. Alors c’est ce que je faisais surtout à la fin et là où on n’avait jamais fait de cartes du Canada auparavant, c’était une grande chance.
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