Témoignages d'anciens combattants:
Barry Chaster

Forces aériennes

  • Le capitaine J. Barry Chaster, en uniforme, c. 1944.

  • Un moment tranquille pour Barry Chaster du 207e escadron de l’ARC, c. 1943.

  • Barry Chaster lors d’une cérémonie d’armistice à l’hôtel de ville de New Westminster, le 11 novembre, 2000.

  • Le sergent Barry Chaster à bord d’un Tiger Moth, c. 1943.

  • Certificat de démobilisation honorable de l’ARC en date du 18 juillet 1947. Propriété de Barry Chaster.

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"On a vraiment l’impression de voler lorsqu’on est en basse altitude….à 10,000 on ne ressent rien de spécial, c’est comme être assis dans son salon."

Transcription

Je m’appelle Barry Chaster. J’ai fais quelques fois dans l’Armée à mes débuts mais ensuite j’ai fait carrière dans l’Aviation. J’ai commencé à piloter à Port Arthur. C’était au mois de mai. Je pilotais des Tiger Moths. Un jour je suis rentré avec un train d’atterrissage plein de foin. Je me suis retrouvé à laver des avions et sur la place d’armes à pratiquer la marche avec un parachute au dos. On ne m’a accusé de rien et je ne m’en suis pas plaint. Ensuite, j’ai piloté à Yorkton en Saskatchewan. J’ai piloté des Harvards. J’ai obtenu mes ailes en 1941. Peu après, je suis parti outre-mer. Comme tout le monde, j’ai débarqué à Bournemouth puis je me suis rendu à Montrose en Écosse. J’ai piloté des Hurricanes et par la suite, surtout des Miles Masters. J’ai rencontré quelques difficultés ici aussi. Je pratiquais un atterrissage d’urgence lorsque j’ai frappé un mur de pierres. Il y a plein de murs de pierres dans cette région d’Écosse. On m’a immédiatement transféré à des exercices d’atterrissage par rayon lumineux à Middleton St. George. Je descendais dans les grades….je ne deviendrais pas pilote de chasse mais bien pilote bombardier. J’ai abouti sur des Wellingtons au Yorkshire. On a vraiment l’impression de voler lorsqu’on est en basse altitude parce que, vous savez, on ressent vraiment la vitesse. Tandis qu’à 10,000 pieds, on ne ressent plus rien, c’est comme être assis dans son salon. Cette sensation de vitesse, il faut être vraiment bas pour la ressentir, je veux dire, vous pouvez être si bas que le foin peut se prendre dans le train d’atterrissage. Des murs de pierres, ils sont très bas aussi. Mais lorsque vous montez à cent pieds et plus, on a plus la même sensation. J’ai eu la chance de survoler la mer d’Irlande à basse altitude mais mon artilleur arrière se plaignait parce qu’il se faisait mouiller. Ensuite, j’ai piloté des Wellingtons dans une unité d’entraînement opérationnel. Je suis ensuite passé au Lancaster. Du 83e escadron, je suis passé au 207e escadron. Mais avant ce transfert, j’avais effectué des virages abrupts autour d’une cheminée à Doncaster et j’ai été convoqué par une commission d’enquête. C’était lors ma troisième mission. Il leur manquait un pilote de Lancaster alors j’ai compléter mon tour de service. J’ai fait vingt sorties avec d’être abattu. J’ai été abattu en Hollande, le 3 janvier 1943. Je me suis évadé en suivant une route qui menait au sud de la France, à Bayonne. Ensuite, j’ai traversé les Pyrénées. J’ai abouti à Gibraltar et je suis renter en Angleterre en bateau. Je n’étais pas en basse altitude lorsque je me suis fait abattre. Seulement trois membres de l’équipage ont survécu, les quatre autres sont morts sur le coup. En trois mois, j’étais de retour en Angleterre et transféré au Canada, dans une école d’artillerie où j’ai continué à me mettre dans le pétrin. L’officier commandant m’a fait comparaitre devant la cour martiale pour avoir piloté à basse altitude au-dessus la rue principale de Lethbridge. Pour quelconque raisons, et sans explication, ils m’ont permis de continuer à piloter. Ensuite, je suis passé au Commandement des transports jusqu’à la démobilisation de l’Aviation.
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