Témoignages d'anciens combattants:
Milton Goldstein

Forces aériennes

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"Il était assis à la table située au pied de mon lit et tout à coup, j’ai entendu un bang, et j’ai été blessé à l’épaule droite. La balle m’avait égratigné juste assez pour qu’il y ait un peu de sang."

Transcription

C’était un jour très triste, on était en Angleterre, et je ne me rappelle plus si on volait sur des Lancaster (bombardiers lourds) ou des Wellington (bombardiers de taille moyenne) à ce moment-là, et chaque équipage avait son propre baraquement, un bâtiment Nissen en tôle ondulée. Ce matin-là, on est partis avec un autre groupe et ils volaient à bord de leur avion, on volait à bord du nôtre, on est rentrés mais pas eux. Quelqu’un a entendu dire que l’avion s’était figé et avait juste plongé jusqu’au sol. Ils ont tous été tués. Alors ça a été un moment très traumatisant. Mais à part ça, il n’y a rien eu d’autre qui m’ait vraiment contrarié. Je m’occupais de mes affaires et ça se passait bien et j’ai fait une expérience intéressante. Pendant qu’on était de garde sur la base de Clinton en Ontario, celui qui était responsable de notre groupe et de notre baraquement, était un sergent de la RAF. Et un jour, il était assis à la table située au pied de mon lit et tout à coup, j’ai entendu un bang, et j’ai été blessé à l’épaule droite. La balle m’avait égratigné juste assez pour qu’il y ait un peu de sang. Le sergent avait accidentellement fait partir son arme et par chance m’avait manqué, de peu. Alors on ne voulait pas qu’il se fasse expulser parce qu’il avait tiré avec son fusil ou quoi que ce soit, donc on a raconté que j’étais tombé contre le lit de camp et que je m’étais fait une coupure à l’épaule et je suis allé à l’hôpital pour qu’ils me soignent. J’ai appelé ma femme, (rire) et je lui ai dit qu’elle ferait mieux de venir me voir, ce qu’elle a fait pendant le weekend elle est venue de Toronto. C’était vraiment rien, c’était juste une petite blessure superficielle et je ne crois même pas en avoir encore la trace aujourd’hui. On a navigué jusqu’en Écosse au mois de juillet 1944. Et d’Écosse on s’est rendus dans une base, une base d’accueil dans le sud de l’Angleterre et on m’a donné un équipage. Et à la première base où nous sommes allés, on a réuni un pilote, un viseur de bombes, un opérateur radio, un mitrailleur arrière, mitrailleur de queue, et on a commencé à voler sur des Ansons (avion d’entrainement). Après avoir volé sur des Ansons, quand on nous a affectés à une autre base, on a commencé à voler sur des Wellington, on les appelait des Wimpies à cette époque. On est restés là-bas pendant deux mois, et puis on nous a affectés à une base dans laquelle on a volé sur des Lancaster. Et on a volé sur des Lancaster, et en avril 1945, on a arrêté de voler à la base de St George, un endroit comme ça. C’était le 428ème escadron « fantôme » et j’étais prêt pour les opérations. On avait deux vols de prévu, mais quand les Mosquitos (chasseurs bombardiers) sont partis pour aller explorer l’endroit, il pleuvait et ils ont dit qu’ils n’arrivaient pas à voir les cibles, alors ils ont annulé les deux opérations et ça a été la fin parce que la paix est arrivée en avril ou en mai 1945. Et alors on s’est occupé de la neutralisation des bombes pendant, oh, environ trois ou quatre mois. On retirait les bombes des bases canadiennes et on les larguait dans l’océan et la mer du Nord. Et ensuite on a été stationnés à Torquay (base RAF) en septembre 1945, ça ressemblait à une station estivale avec des palmiers. C’était vraiment agréable et c’était à l’extérieur d’une petite ville, mais je ne me souviens pas de son nom. Je suis resté là-bas jusqu’en décembre 1945 et puis j’ai été affecté à Toronto au pays, et puis le 20 janvier 1946 j’ai été rendu à la vie civile.
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