Témoignages d'anciens combattants:
Georges Bernard

Armée

  • RCA, 4ème “Medium Artillery Regiment”, Camp Borden, Ontario, avril 1942. Georges Bernard est le 8ème à gauche de la range du fond.

    Georges Bernard
  • Messe de Noël pour les soldats, Hollande, 1944.

    Georges Bernard
  • Il s’agit d’un livre sur la France et les français qui était distribué à chaque soldat avant leur arrivée là-bas, et ce, afin qu’ils sachent comment s’y comporter, 1943.

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  • Georges Bernard à Rimouski, Québec, le 15 juillet 2010.

    Historica Canada
  • Pages du livre sur la France qui était distribué à chaque soldat avant leur arrivée là-bas. Il y est expliqué ce qu’il faut faire et en pas faire dans ce pays. Le livre date de 1943.

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"Il y avait des cadavres dans la mer, [cadavres] de marins qui sont arrivés quelques jours avant. Les cadavres flottaient sur l’eau. Les cadavres, ça montent, ça deviennent tout gonflés. Comme une balloune, ils flottent."

Transcription

J’avais eu une lettre par ma mère que je devais me présenter à Rimouski, où il y avait un camp de militaires. Ni plus ni moins, c’est comme tous les gens qui avaient une lettre, qui était obligé d'y aller. J’ai eu un frère qui a reçu la même lettre, mais lui il n’a jamais signé. Moi j’ai signé volontaire, on devait être célibataire pour faire ça. C’est comme ça que je me suis enrôlé.

C’est moi qui suis devenu le « first mechanic » [premier mécanicien] de notre peloton. Je m’occupais des camions et de tous les problèmes mécaniques que je pouvais résoudre. Nous n’étions pas dans les grandes villes; on était dans le sud de l’Angleterre. Mais on a eu des bombardements, mais après ça s’est diminué, ça. Après ça les V-1 [les bombes volantes allemandes] sont arrivés; des avions sans pilotes. Ils s’arrêtaient, il y avait – c’est arrangé, ça, depuis des mois; c’est le carburant qui décidait pour l’arrêter. A un moment donné, il n’y a plus de carburant. Il y en a eu plusieurs, mais surtout à Londres.

On a eu de l’entraînement. Les camions, il fallait qu’ils soient préparés. En France on était prêt. On était sur la côte de l’Angleterre quelques jours en avant pour être sur qu’on serait là. Des bateaux américains nous ont traversés. Des bateaux faits spécialement pour ça, avec des grandes portes en avant. Des camions pouvaient descendre à terre.

On n’était pas les premiers. Tout s’est bien passé. Il y avait des cadavres dans la mer, [cadavres] de marins qui sont arrivés quelques jours avant. Les cadavres flottaient sur l’eau. Les cadavres, ça montent, ça deviennent tout gonflés. Comme une balloune, ils flottent.

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