Témoignages d'anciens combattants:
Charles MacDonald “Donald, Donnie, Charlie” Brady

Armée

  • Charles Brady debout devant la tombe de son père et de son frère à Lancaster, Ontario.

    Crédit: The Glengarry News. Photo: Steven Warburton
  • Tombes du père et du frère de Charles Brady.

    Charles Brady
  • Le frère de Charles Brady en Angleterre. Il a été tué après la guerre dans un accident de voiture.

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  • Article de journal annonçant la mort tragique du frère de Charles Brady après être revenu de la guerre.

    Charles Brady
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"Ce qui est ironique c’est que mon frère avait survécu à 137 (en réalité 37) missions de bombardement au dessus de l’Allemagne, et il a été tué par un conducteur en état d’ébriété."

Transcription

Bonjour, je suis Charles MacDonald Brady – Charlie or Donny – pour les amis. Je suis né le 20 novembre à Lancaster en Ontario et j’ai grandi au sein d’une famille de quatre garçons. À l’âge de 16 ans j’ai suis parti de la maison dans ce qui s’appelait les trains de moissonneurs pour aller faire la moisson dans les Prairies. Pendant les deux années suivantes, j’ai fait différents petits boulots à différents endroits de Ontario. Le 11 avril 1945, à l’âge de 18 ans, je me suis engagé dans l’armée de terre à Kingston en Ontario, après mes deux frères, SOB 1 (adjudant de 1ère classe) Lawrence E.J. Brady, bombardier aérien de l’ARC, et AVC (aviateur chef) William T. Emmett Brady de l’ARC. J’ai été transféré à Camp Borden pour faire mes classes et je me suis porté volontaire pour le théâtre du Pacifique le 5 juin 1945. On devait être envoyés en Géorgie aux États-Unis pour suivre un entraînement à la forêt tropicale et j’ai reçu un congé d’embarquement. J’étais en permission chez moi à Lancaster quand mon frère Lawrence, qui était en permission de l’armée de l’air, a été tué dans un accident de la route. Ce qui est ironique c’est que mon frère avait survécu à 137 (en réalité 37) missions de bombardement au dessus de l’Allemagne, et il a été tué par un conducteur en état d’ébriété. On ne m’a pas accordé une journée de permission supplémentaire alors je suis rentré à Borden avec du retard et j’ai été sanctionné. La guerre s’est terminée et je suis resté dans l’armée jusqu’à ma démobilisation le 19 septembre 1946. J’ai passé la plupart des cinq années suivantes comme matelot sur des navires marchands. Je suis arrivé à Montréal en 1951 et j’ai rencontré une charmante jeune femme irlandaise. Nous nous sommes mariés en 1953. Nous avons élevé cinq filles et trois garçons. J’ai passé les 33 années suivantes à travailler en qualité de serre-freins et de chef de train pour le Canadien National. J’ai aujourd’hui 84 ans et suis à la retraite depuis 28 ans. J’ai le plaisir d’avoir huit petits-enfants et deux arrière-petits-enfants et je dois dire que j’ai eu une vie agréable.
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