Témoignages d'anciens combattants:
Clint McEvoy

  • Clint McEvoy (à droite) participe à une rencontre sportive inter-équipe à la fin de la guerre en Hollande.

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  • Camarades conducteurs mécaniques de Clint posant devant un camion.

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  • Clint McEvoy (à droite) avec ses cousins George et Marg juste avant qu'il soit envoyé en outremers en 1942.

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  • Clint McEvoy et ses amis se relaxent après une rencontre sportive inter-équipes à la fin de la guerre en Hollande.

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  • Clint McEvoy pose avec une paire de révolvers avant de partir en mission de garde.

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"Ils sont juste arrivés en masse et ils nous ont bombardés comme des malades pendant dix à quinze minutes, il me semble. Et quand ils sont partis, on n’avait plus rien."

Transcription

Le premier trajet que j’ai fait ce matin-là c’était sur, on avait eu de la pluie verglaçante, la pluie verglaçante a commencé à tomber le matin tôt, avant le lever du jour. Et on a dû sortir sous la pluie verglaçante. Et les routes étaient glissantes quand on est tous sortis. Et je me souviens pousser des jurons. On jurait tout le temps nous les gars de la RAF parce qu’ils ne pouvaient pas conduire quand c’était verglacé et bien sûr, ils n’avaient pas eu d’expérience sous des conditions météo comme celles-là mais je suis revenu d’un tour, à ramener certains pilotes à leur avion mais ils ne pouvaient pas décoller à cause du verglas. Et puis tout d’un coup, ces deux autres avions sont arrivés, volant à basse altitude. Il y avait un Spitfire et un Mustang. Il s’est avéré qu’ils n’étaient pas des nôtres, c’était des avions allemands. Et ils étaient suivis par des tas d’autres avions. Ils sont juste arrivés en masse et ils nous ont bombardés comme des malades pendant dix à quinze minutes, il me semble. Et quand ils sont partis, on n’avait plus rien. Il n’y avait plus rien du tout qui roulait sur cet aérodrome. (L’armée de l’air allemande a lancé l’opération Bodenplatte – une série d’attaques contre les forces aériennes alliées basées en Belgique et en Hollande - le 1er janvier 1945.) Tous les escadrons de la région ont été mitraillés et tout ça mais ils ont dit que 400 avions avaient été détruits. Et les allemands disent qu’ils ont perdu 300 pilotes de chasse. Un des escadrons, un des gars, ils avaient un chien et il était d’un côté de la piste et la hutte Nissen était de l’autre côté et le chien a tenté de traverser pour aller de là où il était jusque là où se trouvait son maitre dans la Nissen et il a été tué par un des avions allemands qui arrivait. Mais un de nos pilotes en particulier, il a essayé de décoller et le premier avion dans lequel il est monté, dès qu’il a mis la pression, il a seulement soulevé le nez et il en est sorti pour aller dans un autre et la même chose s’est produite. Et alors il est allé en essayer un autre et il a été tué avant d’arriver à l’autre avion. Mais en fait, aucun de nos avions a décollé du sol. On a eu des avions d’autres escadrons qui sont venus pour faire un peu de travail en quelque sorte mais il n’y avait tout simplement pas moyen de faire décoller nos avions. Alors on était des cibles faciles et on avait tout perdu. Le terrain d’aviation où on se trouvait était auparavant un escadron de chasseurs de nuit pour les allemands. Donc ils connaissaient tout ce qui se trouvait là et bien sûr, ils, ils ont eu notre dépôt de bombes. Et ils ont fait sauter notre dépôt de bombes alors il y a eu des explosions de munitions et de bombes pendant tout l’après-midi. Et c’était très effrayant.
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