Témoignages d'anciens combattants:
Elizabeth Lowe

Armée

  • Un journaliste a pris Elizabeth en train d'appeler chez elle après être arrivée au Canada à la fin de la guerre.

    Elizabeth Lowe
  • Elizabeth Lowe appelle chez elle après son retour d'outre-mer à la fin de la guerre.

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  • Parfois les patients alités dans la salle d'Elizabeth étaient emmenés à l'extérieur pour qu'ils prennent un peu l'air. Photo prise en Angleterre en 1942.

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  • Un article dans un magazine qui présentait l'hôpital d'Elizabeth en Sicile et en Italie.

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  • Un article de magazine qui présentait l'hôpital d'Elizabeth en Sicile et en Italie.

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"Il nous arrivait parfois d’en avoir un millier qui descendaient, l’un après l’autre. Alors on les soignait et on en gardait quelques uns et on en renvoyait d’autres en Afrique du Nord pour un traitement de longue durée. Alors il y avait un flot ininterrompu de blessés."

Transcription

Mais on ne savait pas où on allait si ce n’est qu’avec les shorts qui étaient distribués aux hommes on a pensé qu’on allait probablement partir dans le sud. Alors on ne… tout était très secret. On vivait dans des tentes et il a fallu apprendre à s’adapter. En juillet (1943), l’invasion (de la Sicile) a commencé, des troupes ont commencé à partir en Méditerranée et on a suivi. Alors il y avait encore deux ou trois bateaux de transport de troupes, certains qui allaient en Afrique du Nord. On ne savait pas où on allait mais on était dans la Méditerranée, alors on savait qu’il allait faire chaud. Et finalement, on (l’hôpital général canadien n°5) a débarqué neuf jours après l’invasion de la Sicile. On avait un grand hôpital sicilien et il était très mal équipé. Et s’il y avait un enfant qui était malade, la famille emménageait. On nous tirait dessus, des avions antiaériens. On avait des malades dehors sous la tente, il y avait tellement de monde. Ils dormaient sous la tente en plein soleil, jusqu’à la nuit. Et les avions antiaériens arrivaient, et leur tiraient dessus. Il y avait un jeune gars qui avait 19 ans, et il était grièvement blessé. Il avait les jambes en mille morceaux et il était fermement décidé à aller mieux et retourner dans l’unité. C’était ce qui était extraordinaire à leur sujet. Quand ils arrivaient à l’hôpital, la première chose qu’ils voulaient c’était de retourner dans leur unité, même si on leur tirait dessus. Mon mari (Major Bruce Lawson) faisait partie du 4ème régiment de reconnaissance le Princess Louise Dragoon Guards. Et il a été tué pendant leur action, ils sont partis devant et ils étaient là-haut en Italie (en septembre 1944). Et assez au nord de Pesaro et il a été descendu pendant une réunion d’officiers. Une de ces choses, il était juste en quelque sorte, au mauvais endroit au mauvais moment. Et je l’avais épousé juste avant le début de leurs combats, donc quand mon mari a été tué, j’ai voulu retourner dans mon unité. À ce moment-là, ils étaient arrivés à Rome. À Rome, on avait un grand hôpital très agréable et il fonctionnait juste comme un hôpital général. Ils revenaient, les soldats étaient blessés et ils passaient par la station de tri des blessés et ils recevaient leur traitement préliminaire et puis on en récupérait tout un groupe. Il nous arrivait parfois d’en avoir un millier qui descendaient, l’un après l’autre. Alors on les soignait et on en gardait quelques uns et on en renvoyait d’autres en Afrique du Nord pour un traitement de longue durée. Alors il y avait un flot ininterrompu de blessés.
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