Témoignages d'anciens combattants:
Floyd Brown

Forces aériennes

  • Floyd Brown (à droite) échangeant son rang pour une journée avec son commandant (à gauche) qui a donc le rang du plus jeune homme.

    Floyd Brown
  • Floyd Brown, 2010.

    Historica Canada
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"La transcription en français n’est pas disponible en ce moment. Veuillez consulter la transcription en anglais."

Transcription

Après avoir été formé comme technicien en instrumentation, ils n’avaient pas d’endroit où nous mettre, alors j’étais sur une base en Ontario, (base de la RCAF) Aylmer, où ils formaient des mécaniciens de bord. Alors on m’a fait suivre une formation de mécanicien de bord. J’ai reçu la certification pour trois sortes d’appareils : le Mitchell, le B-25 (bombardier de taille moyenne) ou quelque chose comme ça ; le Canso (avion de patrouille côtière anti sous-marine), qui était un appareil amphibie ; et l’autre, je crois que c’était le Dakota DC-3 (avion de transport). Mais il n’y avait pas grand-chose à faire là-bas. Il y en avait un autre, le Liberator (bombardier lourd). Bon, ça m’a pris par surprise en quelque sorte parce que sur l’ordre du jour, ils demandaient à ce que je sois habillé ce jour-là avec l’uniforme bleu 6A, qui était notre uniforme complet. Je suis entré dans le mess, avec un certain nombre d’autres personnes, et le sergent de service m’a repéré très vite et m’a tiré sur le côté ; et il m’a emmené chez le commodore de l’air. On s’était déjà rencontrés à l’hôpital et à différents endroits, mais, en tout cas, il a dit, enlevez votre tunique, et je l’ai fait. Il était en train d’enlever la sienne et le sergent de service me l’a tendue ; et a dit, voilà, mettez-la. Il a dit, vous êtes commodore de l’air maintenant, mais juste pour la journée. Alors je suis rentré, les gens m’ont regardé et tout à coup, tout le monde a sauté sur ses pieds, en se tenant bien droit; alors j’ai dit, très à l’aise, asseyez-vous. J’ai eu un déjeuner un peu différent de ce que j’avais d’ordinaire. On a pris une photo de moi avec le commodore qui me donnait mon premier déjeuner. Il a fallu que je m’occupe de répondre à tout un tas de gens qui venait me voir en disant, qu’est-ce que tu as fait, des nouveaux ordres ? J’ai dit, ouais, vous avez tous un jour de congé. (rire) On faisait un vol d’essai sur le bombardier Mosquito. On est parti de (la base RCAF) d’Oshawa. On était juste au dessus de Hamilton ; et les tests qu’on faisait consistaient à vérifier la capacité du Mosquito à voler à 30 000 pieds. Or, à 20 000 pieds, vous mettez toujours un masque à oxygène, on a fait ça et on a continué à grimper. Le pilote a regardé de mon côté et il a vu que j’avais la tête baissée comme ça et il a regardé le débitmètre qui est un instrument avec un tube en verre et une petite boule noire dedans ; et quand vous respirez, la balle remonte et quand vous arrêtez elle retombe. La boule ne bougeait pas dans le mien. Alors il m’a enlevé mon masque, a pris le sien et me l’a collé sur le visage et l’a maintenu là ; et j’ai survécu ou je suis revenu à moi, et j’ai vu sa tête à lui commencer à faire (la même chose). Alors plutôt que d’en passer par là, j’ai enfoncé le manche en avant et on est descendu en piqué, juste à travers le centre de Hamilton et on est arrivé à 20 000 pieds au dessus. J’ai enlevé le masque et l’ai maintenu au dessus de lui ; et il a repris des couleurs immédiatement. Mais ça a été une manœuvre effrayante.
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