Témoignages d'anciens combattants:
Arnold Edward McDonell

Armée

  • Certificat de service d'Andy McDonell, 29 mars 1941.

    Arnold McDonell
  • Arnold McDonell à Brandon, Manitoba, le 26 mai 2010.

    Historica Canada
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"Et puis une autre, de bombe fusée, et je me suis retrouvé sans connaissance par terre. Et il y avait quelques trous dans ma jeep ; elle a frappé l’arbre et a explosé en l’air. Et je ne sais pas bien à quelle hauteur."

Transcription

Et je voulais aller en Europe alors ils m’ont envoyé là-bas, suis resté sur la plage pendant une semaine je crois, et il pleuvait tout le temps, froid. Et vivre dans l’eau. Vous creusez une tranchée et elle se remplissait, on était juste au bord du rivage. Et puis je suis allé au quartier général du 2ème corps canadien. Et j’ai conduit pendant quelques temps là-bas, le camion, et on se déplaçait tout le temps. Et ensuite ils m’ont demandé de faire le boulot de chauffeur, chauffeur de la voiture d’estafette pour le Général Simonds (commandant du 2ème corps canadien). Et j’ai fait ça jusqu’à la fin de la guerre. On était dans la forêt de Reichswald juste en dehors de Kleve en Allemagne. Et un après-midi, j’ai emmené l’adjudant général adjoint à Kleve et il était à l’intérieur et j’étais en train de parler à un autre gars qui était garé derrière moi et j’étais juste dans l’alignement entre les deux maisons. Et il y avait un arbre là. Et tout à coup, il y a eu une bombe fusée, et généralement elles allaient par trois, des bombes allemandes. Et elle a atterri quelque part plus loin, pas près de nous. Et puis une autre, de bombe fusée, et je me suis retrouvé sans connaissance par terre. Et il y avait quelques trous dans ma jeep ; elle a frappé l’arbre et a explosé en l’air. Et je ne sais pas bien à quelle hauteur. Et ensuite toute la force de l’explosion s’est fait sentir entre les briques des bâtiments et m’a eu. Mais je n’ai pas été blessé. On en a vu des choses comme ça. Vous savez, se faire bombarder la nuit et autre. Vous entendiez les avions arriver, les bombes tomber tout autour. Je fais partie de ceux qui ont eu de la chance et je suis rentré chez moi en un seul morceau. Pendant l’hiver 1944, on était aux abords de Nimègue en Hollande, juste en dehors de la ville. C’est là qu’on m’a donné le travail de conduire la voiture d’estafette pour le Général Simonds. Il sortait et je l’escortais quelque part. Il sortait et traversait la route et venait et disait bonjour et comment allez-vous aujourd’hui, Mac, oui. Il était très, très gentil. Un grand homme. On a repris un hôpital anglais là-bas. Et elle travaillait là et je l’ai rencontrée là-bas, au début quand on est arrivés. On est sortis ensemble et on a finit par se marier. On s’est mariés en 1943. Ma première fille est née là-bas en 1944. J’étais en Allemagne. Je suis arrivé avec un jour de retard. Le bébé est né un jour avant que j’arrive là-bas. Et on a fêté son premier anniversaire dans le train entre Halifax et Winnipeg. C’était un sacré voyage pour elles, ce long voyage en bateau, les filles (épouses de guerre). Elles ne savaient pas où elles allaient, elles ne savaient rien. Et venir dans un nouveau pays avec des petits enfants, des bébés et tout ça. Mais elles ont réussi.
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