Témoignages d'anciens combattants:
Walt Lemessurier

Forces aériennes

  • Walt Lemessurier, 22 ans, à Londres, Angleterre, pendant qu'il était en permission en Birmanie.

    Walt Lemessurier
  • Livret de service RAF de Walt Lemessurier.

    Walt Lemessurier
  • Livret de service RAF de Walt Lemessurier.

    Walt Lemessurier
  • Aile de WAG (Artilleur télégraphiste aérien) portée sur un uniform de la RAF.

    Walt Lemessurier
  • Broche d'Adjudant de première classe (WO1) portée sur l'uniforme afin d'identifier le rang de Walt Lemessurier.

    Walt Lemessurier
Agrandir l’image
Écoutez ce témoignage

"La transcription en français n’est pas disponible en ce moment. Veuillez consulter la transcription en anglais."

Transcription

J’ai toujours voulu voler et je ne savais pas comment j’allais bien pouvoir voler. Mais quand je faisais mes études, la guerre a éclaté et ça m’a donné l’opportunité de faire ce que je voulais faire. Et l’aventure, je suppose. Il y a des gens qui disent pour « le Roi et le Pays », mais je crois que pour les habitants de Terre-Neuve, je crois que c’était l’aventure. On faisait le soutien de l’armée, par exemple si le Général William Slim voulait disons, disait prenez le gros truc, ils voulaient quelque chose de grand. On a remorqué les planeurs et amené ces gars à l’endroit où ils les voulaient, et on libérait le planeur ; et le planeur descendait. Il avait son hélice tractive, petite hélice ou des canons, ou peu importe ce que vous vouliez, et on larguait les parachutistes, on les larguait là dedans comme ça. On s’occupait des gars qui étaient derrière les lignes japonaises ; et on devait y aller encore et encore, et nous occuper d’eux pour différentes choses. Et c’est ce qu’on a fait pendant toute la guerre. On était trois. J’étais le radiotélégraphiste mitrailleur. Si on se perdait ou quelque chose comme ça, je pouvais ramener l’avion assez facilement en contactant la base, je poussais mon bouton, ils recevaient le signal et ils revenaient vers moi en disant, mets le cap à 120 et rentre tout droit à la maison – si quelque chose arrivait au navigateur. Dans notre escadron, parce qu’on était l’appui de l’armée de l’air, on avait un certain type de canons, certain type d’avion avec des canons dessus, qui étaient faits pour les différents vols et autres. Certains vols étaient faciles, et pour d’autres c’était de la folie. Particulièrement dans le, les vols pendant la période de la mousson, c’est vraiment, vraiment, très, très mauvais. On a perdu un avion qui est passé à travers ces conditions-là. Six mois après la guerre, en fait on allait voir le Commandant d’aviation Bristow, qui était notre commandant, et il nous a surpris en disant qu’on avait été choisis pour le, pour cette mission. Et on a demandé, qu’est-ce c’est ? Il a dit qu’ils aimeraient qu’on rempile pour une période de six mois de vol en temps de paix. Alors on en a parlé, et on a demandé, quelle est notre mission ? Ils ont dit, d’aller d’Inde en Chine et de pour aller chercher toutes ces grosses huiles alliées et les amener à Rangoon pour la signature de la reddition du Japon. Et il y a autre chose ? Il a dit, oui ; il a dit, on veut que vous alliez partout pour récupérer des prisonniers de guerre et les reprendre dans tout le sud-est asiatique, et les ramener en Inde. C’est la raison pour laquelle j’étais le seul terre-Neuvien présent à la reddition du japon. Personne d’autre. Je n’étais pas là à la capitulation. J’étais, je ne suis pas certain, mais je crois que j’étais à la Pagode Shwedagon. Mais évidemment, j’étais le seul terre-neuvien à Rangoon, (où ils) ont signé la reddition japonaise. Après la guerre, on ramenait 22 prisonniers qui avaient été emprisonnés dans les camps de concentration japonais pendant quatre ou cinq ans, et on avait deux vieilles dames à l’arrière, assises. On venait de, on a atterri à Rangoon, et au retour pour les emmener à l’hôpital en Inde, et on a atterri à Rangoon et on a repris du carburant, et on a décollé et on a pris de l’altitude. Quand on est arrivés au dessus de l’Inde, notre moteur de tribord a calé à 10 000, 12 000 pieds. Il y avait trop de monde à bord pour, on ne pouvait pas tenir, et on descendait à une telle allure ; et on est descendu environ 3000 pieds, il fallait tout jeter hors de l’avion, à l’exception des gens. On devait tout jeter, tout ce qui était à bord dehors. Tout ce qu’on avait, tout ce qu’ils avaient, tout devait s’en aller ; et ensuite il fallait larguer les portes et l’astrodôme aussi, au cas où il y ait des survivants, il fallait un endroit pour qu’ils sortent. Les femmes partaient dans tous les sens. Pendant la descente, elles étaient mortes de peur. Alors on a envoyé un SOS ; et il y avait quelques chasseurs autour de nous à ce moment-là. Ils nous ont rejoints et ils nous ont accompagnés, et ils volaient à nos côtés et on continuait à descendre, et ils descendaient aussi mais ils nous faisaient des signes. C’était un sas. Après qu’on ait commencé à changé de réservoir, différents réservoirs sur l’avion, ce qui s’est passé c’est qu’on a effectué la bascule au bon moment ; et ça a dégagé le sas et il y a eu un boum, petite explosion lors du dégagement. Et on est sortis, les deux pauvres vieilles dames pleuraient à l’arrière. Elles étaient mortes de peur parce que c’était juste dans leur dos qu’il y avait le moteur tribord ; et c’était celui qui avait explosé. Mais ça arrivait des choses comme ça, mais il y avait plein de choses qui arrivaient.
Follow us