Témoignages d'anciens combattants:
John Rankine “Chippy” Stephen

Marine

  • John Rankine Stephen
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"Et vous auriez pu marcher sur les carcasses des navires échoués tout le long de la côte jusqu’en bas."

Transcription

Et bien je m’appelle John Rankin Stephen. Je suis né dans un village d’Ecosse, sur la côte est de l’Ecosse qui s’appelle Musselburgh. Ca s’épelle M-U-S-S-E-L-B-U-R-G-H. Et finalement on nous a dit de bouger, et nous voilà partis. Mais on ne savait pas où on allait parce que vous ne connaissez jamais vos consignes. C’est gardé secret jusqu’à ce que vous ayez pris la mer, jusqu’à ce que vous soyez assez loin sur l’océan avant de connaître les ordres.

Donc en tous cas, on a quitté la terre ferme pour descendre la côte d’Angleterre et il fallait le voir pour le croire, le spectacle que j’ai vu en descendant le long de la côte, les navires qui avaient longé la côte pour leur sécurité. Et vous auriez pu marcher sur les carcasses des navires échoués tout le long de la côte jusqu’en bas. Et je sais, j’en ai eu la preuve et j’en ai parlé avec des pilotes, des anciens pilotes quand, ont été, revenus de la guerre, ils avaient vu les bateaux qui naviguaient, coulés là-bas.

Et ce faisant, ils ont découvert pourquoi c’était quand les allemands avaient lâché une de ces mines magnétiques à l’estuaire de la Tamise (le 22 novembre 1939). Et après ils ont eu comment vous appelez ça, l’équipe de déminage pour s’en occuper, pour trouver ce que c’était. C’était l’équipe de déminage. Et ils faisaient courir tout autour des bateaux ce que vous appelez des câbles électromagnétique pour les démagnétiser. Comme ça les bateaux pouvait les passer sans les déclencher, la coque des bateaux, vous voyez, magnétique, qui les faisait remonter du fond.

Quand un bateau est touché, vous ne faites rien, vous vous rendez tout simplement au port où vous allez, quelque soit l’endroit où vous allez vous savez ça. Même un bateau de la navale, un bateau militaire n’a pas le droit de stopper. Quand ce type de gros bateau qui va vite, traverse l’Atlantique et il était touché, le convoi continue tout simplement, ils n’aimaient pas s’arrêter, au cas où il se fasse torpiller, vous voyez.

Le seul bateau qui avait le droit de s’arrêter pendant le trajet c’était comme une corvette et vous appelez ça un bateau en fait, c’est un bateau de sauvetage pour prendre les gens et les sortir de l’eau. C’est comme ça. Alors je n’avais pas quelque chose comme ça. Ils laissent toujours un bateau escorte derrière. Toujours à la queue des convois. Mais aussi des moments épouvantables les sous-marins avaient des mines sur la route des convois, sur la route de votre convoi, quand six ou huit, de huit à dix bateaux sont répartis sur une zone de quelques kilomètres carrés.

La traversée de l’Atlantique. L’Atlantique nord qui est connu pour être un des pires endroits en ce qui concerne les tempêtes. Et je l’ai traversé 31 fois. Ce qui est beaucoup. Et alors lors de mon dernier voyage, c’est le même bateau que le Maloger, le HMS Maloger (HerMajesty’s Ship Maloger). C’est un énorme croiseur, vous voyez le tableau. Et bien, de l’autre côté et c’était le dernier bateau, un bateau pour le transport des troupes, il a été torpillé. Il n’avait pas coulé, remarquez, ils ont pu quitter le bateau pour être en sécurité.

Et puis on est allé à Southampton et Southampton était en feu à cause des bombardements, les bombardements allemands. Et puis je me souviens remonter la rue, on nous transféraient sur le HMS Mersey, alors on devait aller jusqu’à la station, en remontant le littoral. Il y avait, d’un côté de la rue c’était des bâtiments métalliques qui se désagrégeaient sous la chaleur. De l’autre côté c’était du bois, des gros madriers. Ils fumaient, brûlaient et ne se s’écroulaient pas. Mais le métal avec la chaleur, ça s’effondre. Mais le bois lui reste en place.

Il y avait juste ça, on est montés, je suis allé à Londres à ce moment là et ensuite nous sommes montés à Liverpool and nous sommes entrés dans Liverpool. J’étais à Liverpool, puis j’ai reçu des ordres pour aller en permission. Et puis on a été transféré sur un autre navire le HSM Maron, M-A-R-O-N. Maintenant la dernière chose don à dont j’ai entendu parler à propos du Maron c’est qu’il faisait partie du débarquement en Afrique, le débarquement en Afrique du Nord. Il a été bombardé là-bas, je sais ça.

On est arrivé à Halifax pour Noël, en 1940. Et ce sous-marin est arrivé, c’est ça, le Porpoise et il était à côté de nous à tribord. Et puis ils ont invité l’équipage sur l’autre bateau pour le réveillon de Noël. Et on a fait la fête et on étaient costumés pour une fête ça se voyait.

Et le commandant et le capitaine étaient là, et tout le monde est descendu pour voir ce qui se passait. On faisait des sketchs. Et c’était marrant, ça. Je me souviens du peintre, je crois que c’était lui ou quelqu’un d’autre qui avait fait des kilts avec des sacs de jute et les avaient peints. Alors on les a mis et on a fait des sketchs comme ça. Ben ouais, on a passé un bon moment. Et puis après on nous a invité sur le sous-marin, alors on est allé dans le sous-marin, Ils nous avaient invités là. Voyez, on avait les quartier-maitres à bord dans le mess. Alors ils nous ont invités dans leur sous-marin.

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