Témoignages d'anciens combattants:
Stanley Herbert Williams

Armée

  • Personnel du 9ème escadron de terrain, Ingénieurs Royaux Canadiens (RCE), organisant une démonstration de rapprochement pour des journalistes britanniques, à Wallingford, Angleterre, le 26 janvier 1943. Stanley Williams a exécuté un travail similaire durant ses années de service militaire.

    Sgt. Jack E. Stollery / Canada. Dept. de la Défense Nationale / Bibliothèque et Archives du Canada / PA-177143
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"Après ça ils ont commencé à envoyer des grosses roquettes. Et vous ne les entendiez pas venir celles-là. On les entendait seulement quand elles explosaient."

Transcription

Je m’appelle Stanley H. Williams. Nous nous sommes portés volontaires 3 fois au… Ils ne voulaient pas de nous, alors j’ai dit à Henry, si vous ne voulez pas de nous, je reste ici en Angleterre, vous comprenez. Et il y avait beaucoup de troupes qui n’allaient pas au front. Et qui n’ont jamais reçu la reconnaissance qu’ils auraient dû avoir, je pense pas. Parce que j’ai passé quatre ans et demi en Angleterre. Donc j’avais 20 ans, 21 quand je suis parti là-bas et 26 quand je suis revenu. Alors j’avais à peu près 22 je suppose, je suis monté sur le bateau à Halifax, j’ai fêté mon 22ème anniversaire sur le bateau à Halifax, en attendant d’appareiller pour l’Angleterre. Et ça a duré comme ça pendant huit jours, la traversée, on aurait dit qu’on faisait une croisière. La surface de l’eau était lisse comme cette table. Les vagues n’étaient pas plus grosses que celle du Lac Ontario. Et on n’a jamais vu de sous-marin allemand ou quoi que ce soit d’autre. Et on avait des corvettes canadiennes pour nous emmener. Il y avait 5 navires dans le convoi. Et on était sur le bateau du milieu parce qu’on avait des enfants, des femmes et des enfants à bord, qu’on allait chercher en Crète, juste à temps… avant que les allemands l’envahissent. Alors on les remmenait en Angleterre. Et alors on s’est retrouvé dans le bateau du milieu, on était à l’abris mais on n’a jamais vu… et on avait, je crois qu’il se trouvait devant nous, un sous-marin français libre nous devançait et il y avait un énorme vaisseau de la marine nationale. Je crois que c’était le, c’était le Vaisseau de Sa Majesté le Bermuda,. J’ai oublié quel bateau c’était. Mais il avait été torpillé par ce qu’ils appellent un poisson, c’était une torpille. Mais elle n’avait pas explosé. Je suppose qu’elle était défectueuse mais elle est entrée dans la coque et ils ont dû mettre une grosse pièce de métal pour combler le trou et pouvoir naviguer. Il devait aller au dock pour être réparé. Bon comme j’ai dit, on avait l’habitude de voir les combats, il y avait quelques bombardements, on avait eu des bombes et tous ces engins. Et puis ils avaient l’habitude d’envoyer des missiles sol-sol, une bombe aussi grosse que, à peine plus longue que ça mais avec un flamme, un peu comme si elle était propulsée par une hélice. Et aussi longtemps que la flamme qui sortait de derrière ne s’éteignait pas, ça allait. A la minute où cette flamme s’éteignait vous deviez courir vous mettre à l’abris car c’était le signe qu’elle allait vous tomber dessus. Elle aurait pu planer dans un… Mais ça faisait des dégâts. Mais les gens en avaient pris l’habitude. Dès qu’ils en voyait une approcher, ils prenaient leurs jambes à leur cou comme Henry, même aller dans… quasi certain qu’elle ne les frapperaient pas. Après ça ils ont commencé à envoyer des grosses roquettes, de très grande taille, des grosses. Et vous ne les entendiez pas venir celles-là. On les entendait seulement quand elles explosaient. La fille que j’ai épousé, elle vivait dans une petite ville, à Althorne dans l’Essex. Et une grosse roquette était tombée dans la rivière. Et il y avait eu de la boue et du poisson partout quand elle avait explosé. Ils ont dit que c’était… Mais elle n’avait tué personne. Les gens avaient dû s’en aller et… La pire qu’ils avaient eu c’était la dernière à Haslemere où j’ai fini mon temps, un missile avait atterri, était tombé dans le jardin… Il y avait la rue principale, et puis il était tombé sur le… d’une dame deux rues plus loin. Et tout ce qui s’est passé c’était ça, une dame qui avait eu le visage entaillé par du verre provenant des vitrines de la rue principale qui avaient volé en éclat. Mais il n’avait tué personne. Non, à part ça, c’était une bonne guerre. Ca, ah je ne sais pas, si c’était à refaire, je le referai je pense.
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