Témoignages d'anciens combattants:
Harold McCarthy

Armée

  • Harold McCarthy (portant le kilt) et son ami à Camp Borden, Ontario, en juillet ou août 1940. Cette photo représente la dernière fois qu'Harold McCarthy a vu son ami, qui a été tué le Jour-J.

    Harold McCarthy
  • Médailles de service d'Harold McCarthy: Étoile 1939-45; Étoile France-Allemagne; Médaille de la Défense; Médaille du Service des Volontaires Canadiens; Médaille de guerre (1939-45).

    Harold McCarthy
  • Broche du régiment irlandais du Canada.

    Harold McCarthy
  • Broche du Régiment irlandais du Canada, avec une harpe irlandaise et la devise "Fior Go Bas".

    Harold McCarthy
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"En tout cas, j’avais presque atteint l’arrière de la chenillette et j’ai été touché. Je ne tenais pas debout, je ne pouvais pas marcher, alors j’ai rampé jusqu’à la route, ce qui faisait une sacrée distance"

Transcription

Alors le Toronto Scottish (Regiment - mitrailleuse) est devenu un régiment de chenillettes Bren, alors je conduisais une chenillette. Alors quand on est finalement partis en Europe, on était une unité de chenillettes Bren. Oh, je pense que le deuxième ou le troisième jour là-bas, on traversait un champ et on a essuyé le feu de l’ennemi, alors on s’est arrêtés. On se demande pour quelle raison on s’arrête quand on se retrouve sous le feu de l’ennemi, mais ce sont des choses qui arrivaient. Donc j’ai entendu un cri provenant de la première chenillette, c’était celle avec l’officier à l’intérieur. Alors j’ai couru jusque là et j’ai vu l’officier qui pendait à moitié dedans et à moitié en dehors de la tranchée qu’ils avaient commencé à construire. Je ne sais pas pourquoi vous construisez des tranchées quand vous avez des chenillettes, la même chose, mais en tout cas. Alors j’ai appelé le brancardier et le gars des premiers secours, quand il est arrivé je suis retourné à ma chenillette et je me suis dit, et je ne sais pas quoi, j’avais uniquement le sergent dans ma chenillette. Il était sorti, je suppose qu’il était sorti pour s’assurer que tout le monde était, quel que soit ce qu’ils étaient en train de faire, je ne sais pas. En tout cas, j’avais presque atteint l’arrière de la chenillette et j’ai été touché. Je ne tenais pas debout, je ne pouvais pas marcher, alors j’ai rampé jusqu’à la route, ce qui faisait une sacrée distance, et juste quand je suis arrivé sur la route, une jeep s’est présentée avec un brancard sur le dessus, alors ils m’ont ramassé et m’ont emmené à l’hôpital. J’imagine qu’on m’a opéré là-bas à l’hôpital et ensuite on m’a transféré en Angleterre. La première chose dont je me souviens c’est d’être sur le bateau qui rentrait en Angleterre. Alors ça veut dire que je suis allé dans une autre compagnie et dans une unité différente. Et puis après deux mois, j’ai passé deux mois à l’hôpital et peu importe, et après deux mois, je suis reparti sur le continent. Mais cette fois, on venait juste de prendre Bruxelles en fait. Parce que j’étais chauffeur, même si j’étais chauffeur mécanicien, parce que j’étais un chauffeur, ce que vous faisiez quand vous étiez là-bas, vous aviez un défilé chaque matin et on vous appelait pour des peu importe ce que c’était, et vous y alliez. Autrement, vous étiez de repos. Bon, le premier jour, j’étais de repos et on est allés à Bruxelles en fait et le jour suivant, j’ai eu, parce que j’étais chauffeur, on m’a affecté à une formation d’artillerie. Alors ça a été la fin de ma période au combat, si vous voulez. Quand nous étions à Nimègue, on a passé tout un hiver à Nimègue, à attendre le, à cause de l’hiver, bon. Les gens étaient très gentils. Je suis dans les services auxiliaires, mais cette fois nous étions en Hollande. J’avais accès à des quantités de bonbons et de ravitaillement et tout, alors on en offrait aux enfants. Ils pensaient vraiment qu’on était supers les canadiens parce qu’on leur donnait des bonbons et des gâteaux et tout ce genre de choses. Les hollandais étaient vraiment très reconnaissants envers les canadiens.
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