Témoignages d'anciens combattants:
John Angus McDonald

Armée

  • Postface sur le service de monsieur John Angus McDonald, rédigé par sa fille ; Janine McDonald Seaver.

    Janine McDonald Seaver
  • Informations biographiques et portant sur le service de monsieur John Angus McDonald.

    John Angus McDonald
  • Donald John McDonald (1913-2000) le plus grand frère de John Angus McDonald.
    Donald a servi dans l'Aviation Royale Canadienne (RCAF) alors que ses trois jeunes frères servaient avec The Stromont, Dundas, et les Glengarry Highlanders.

    John Angus McDonald
  • Les plus jeunes frères McDonald - tous trois membres des The Stormont, Dundas, et des Glengarry Highlander à Horsham, Angleterre en 1942.
    De gauche à droite: James William, blessé pendant son service à Boulogne le 19 septembre 1944 (1916-2008), Francis Ronald, tué pendant son service à Caen le 20 juillet 1944 (1920-1944), John Angus (né en 1918).

    John Angus McDonald
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Écoutez ce témoignage

"C’était comme l’affaire du soldat Ryan, ils ne voulaient pas d’une autre victime dans la famille. Ce n’est qu’une cinquantaine d’années après la guerre que mon ami, le Capitaine Gault, me l’a dit."

Transcription

Je suis né le 18 mars 1918 à Lancaster Township, comté de Glengarry, Ontario. Je suis allé à l’école confessionnelle de Ward Centre, à l’école secondaire (lycée) Gonzaga et au Cornwall Collegiate Institute, tout à Cornwall, où j’étais un membre du corps des cadets. J’avais un emploi à l’usine d’embouteillage Crystal Bottling Works avant de m’enrôler dans le Premier bataillon des SDG (Stormont, Dundas et Glengarry) Highlanders en juin 1940.

J’ai suivi mon entrainement à Kingston, Ottawa et (Camp) Debert en Nouvelle-Écosse, avant de partir outre-mer en juillet 1940. J’ai participé à l’invasion de Normandie, débarquement le jour J, le 6 juin 1944. J’ai combattu avec le bataillon jusqu’au mois de janvier 1945, quand on m’a envoyé en Angleterre pour aider à former les renforts. Je suis retourné dans le bataillon à la fin du mois d’avril 1945 en Hollande, juste à temps pour entrer dans Emden en Allemagne le 6 mai, deux jours avant le jour de la Victoire en Europe.

Le 12 février 1944, j’ai épousé Kathleen Burnett originaire de Manchester en Angleterre. Après la guerre, j’ai pris un emploi au Commonwealth Institute of Entomology à Londres en Angleterre, où je suis resté jusqu’en 1967 quand je suis reparti chez moi au Canada.

On était quatre frères dans le service pendant la guerre et on a tous servis outre-mer. Donald dans l’armée de l’air canadienne, James, moi John-Angus, et Francis dans le SD et G. Highlanders. Francis, le plus jeune, a été tué pendant la bataille de Caen, en Normandie, le 20 juillet 1944. James a été blessé au genou alors que le bataillon était en train de se battre pour le port de Boulogne (sur mer) sur la Manche le 19 septembre 1944. J’ai eu la chance de m’en sortir sans une égratignure.

Le jour J, on était dans la réserve, comme je dis. On a eu seulement un décès ce jour-là. Mais ensuite le lendemain, on est remonté, le 6 juin, dans la ligne et on s’est retrouvés face à la 1ère division de (Panzer) SS (qui était à l’origine le régiment de protection de Hitler) et la 12ème division ‘Panzer) SS (division blindée, faite principalement de membres des jeunesses hitlériennes). C’était épouvantable, alors je 17 juin, le bataillon a eu une trentaine de tués et 90 blessés ce jour-là. C’était juste le début, quoi qu’il en soit.

J’ai servi aux côtés du Capitaine Ralph Gault ; et je pensais, je vous ai dit qu’ils m’ont envoyé entrainer les renforts. Cet ami à moi, on était dans le même régiment, Capitaine Ralph Gault. J’étais en train de lui raconter ça et il m’a dit, ils n’ont pas fait ça, ce n’est pas la raison pour laquelle ils t’ont fait partir, toi espèce de triple buse. Il a dit, ils t’ont envoyé là-bas parce qu’ils ne voulaient pas une autre victime dans la famille. Mon jeune frère avait déjà été tué ; mon autre frère avait été blessé et ils m’ont fait partir parce que c’était comme l’affaire du soldat Ryan, ils ne voulaient pas d’une autre victime dans la famille. Ce n’est qu’une cinquantaine d’années après la guerre que mon ami, le Capitaine Gault, me l’a dit.

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