Témoignages d'anciens combattants:
Henry J. “Harry” Mayne

Armée

  • Informations biographiques sur Henry Mayne, initialement préparé pour le War Services Recognition Book (livret de reconnaissance de service de guerre).

    Henry Mayne
  • Certificat de Démobilisation de l'Armée Britannique délivré à Henry Mayne le 11 juillet 1947.

    Henry Mayne
  • Service Militaire du Major Henry Mayne (retraité), s'étendant de 1940 à 1982.

    Henry Mayne
  • Ecussons de couvre-chef, d'épaules, rubans de service, et divers attributs militaire appartenant à Henry Mayne.

    Henry Mayne
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"Ces avions sont arrivés ce jour-là et ils ont largué des tracts, parachuté des tracts et le croiriez-vous c’était écrit : « La paix a été déclarée le 8 mai 1945. » Ils étaient écrits en quatre langues, et c’était juste incroyable."

Transcription

Je suis né à Londres en Angleterre le 17 mars 1925. On était sous le feu de bombardements intenses pendant cette période et je me souviens du 10 mai 1941, on avait un sacré paquet de bombardiers allemands qui arrivaient, 400 à la fois. Alors on était pris sous le feu de ces bombardements, pendant cette période, nous les civils. J’étais un garçon de 16 ans. Alors pour moi la guerre a vraiment commencé quand ils bombardaient constamment Londres. Nombre de mes collègues, qui avaient 17, 18 ans, s’engageaient, et, bien sûr, on avait besoin de renforts parce que souvenez-vous de Dunkerque, on a perdu à Dunkerque et on a ramené tous les soldats, tout au moins tous ceux qu’on pouvait, faire rentrer de Dunkerque. On avait besoin de renforts, alors ça vous donnait un certain sens du devoir quand vous étiez un jeune homme ; et à l’âge de 18 ans, je me suis enrôlé dans l’armée anglaise, à Perth en Écosse, le 1er juillet 1943. J’ai suivi l’entrainement avec eux. J’ai servi avec eux, avec le 7ème bataillon Argyll et Sutherland Highlanders pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et en fait, bien que j’aie servi en Angleterre, en France et en Allemagne, et je suis resté avec l’armée britannique, c’est à dire l’armée britannique du Rhin (force d’occupation britannique), jusqu’à ce que je sois rendu à la vie civile en 1947 avec le grade de sergent instructeur. Mais souvenez-vous, j’ai été blessé à un moment et quand je suis retourné en Allemagne, et quand je rallié mon bataillon, mon nouveau bataillon, qui était le 2ème bataillon des Highlanders de Glasgow, ils étaient dans la 15ème division (de l’infanterie) écossaise. Alors je les ai rejoints et c’est là que j’étais jusqu’à la fin de la guerre, à un endroit appelé, on a pris la ville de Kiel, qui est si vous vous souvenez, là où se trouvaient toutes les bases de sous-marins ; et on empêchait les sous-marins, qui endommageaient notre marine marchande dans la Manche, de quitter les bases. Quand on était à Kiel, on était tous, on surveillait les bases pour que les sous-marins ne puissent pas partir ; et des avions sont venus ce jour-là et je m’en souviendrai jusqu’à la fin de mes jours, c’était le 8 mai 1945. Ces avions sont arrivés ce jour-là et ils ont largué des tracts, parachuté des tracts et le croiriez-vous c’était écrit : « La paix a été déclarée le 8 mai 1945. » Ils étaient écrits en quatre langues, et c’était juste incroyable. On avait peur ; on croyait qu’ils allaient nous bombarder. Mais, en tout cas, c’était des avions de la RAF de toute façon ; et en tout cas, ces tracts sont descendus du ciel, et on était heureux, je veux dire, le bataillon tout entier. On sautait tous de joie. J’ai ramassé ce tract, l’ai mis dans ma poche du haut, et je l’ai gardé pendant des années et des années. Même quand je suis parti chez moi en permission, je l’ai laissé à la maison avec mon père et ma mère. Et ce tract je l’ai toujours et pour moi, c’est la pièce la plus importante vous savez, de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale. J’ai vu les cinq derniers mois de la guerre et ça a sans aucun doute compté dans ma vie à cause des gens qui se faisaient blesser et qui perdaient la vie en l’espace d’un instant.
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