Témoignages d'anciens combattants:
Richard James

Armée

  • M. Richard James (juillet, 2011).

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"Ils voulaient nous mettre à l’entrainement (en 1945). On a dit, on ne fait pas l’entrainement. On a fait la guerre on est assez entrainé."

Transcription

J’avais pris les nouvelles comme tout le monde à la radio et puis j’ai décidé d’aller m’enrôler. Je me suis enrôlé en (19)43 sur les plaines d’Abraham (Québec). Ils ont fait un test et ils m’ont envoyé à Petawawa (Ontario) sur les canons. J’ai fait mon entrainement là-bas. Après mon entrainement, j’ai décidé de m’en venir avec le 22 (le Royal 22e Régiment). J’ai demandé et ils m’ont envoyé avec le 22. On a traversé sur l’Île de France à partir de Halifax (Nouvelle-Écosse) en (19)43. Quand j’ai sorti du collège, j’ai décidé que j’allais aller m’enrôler, c’est tout ce que j’ai décidé. On était une grosse famille. Je vais m’enrôler. S’il y avait un bataillon qui avançait, on ne le savait pas nous autres ce qui se passait. Il nous donnait des ordres de bombarder à une telle place. On avait des véhicules qui transportaient les canons, les munitions c’est la même chose. Ils étaient placés dans des chariots de chaque côté du canon. C’est assez lourd 25 livres (canon de campagne de calibre 25 livres), à la longue. Les gars savaient que moi j’étais au tir. Assis sur mon banc pour tirer et prendre mes mesures et eux autres ils chargeaient. On avait des bonnes places, c’était décidé d’avance par nos commandants. La seule chose que je peux dire, on a changé de place, on a descendu la forêt... le Chemin de Napoléon (la Route Napoléon, une partie de la Route Nationale 85 en France reliant Golfe-Juan près de Cannes à Grenoble), en véhicule noua autres, mais il y avait des personnes à pied aussi qui descendaient. En France ç’a été assez vite jusqu’en Belgique. En Belgique c’est là qu’on a eu un peu de (…) Ç’a été assez vite aussi pour se rendre au Rhin. Là, j’étais rendu dans le (Royal) 22e Régiment et puis j’étais supposé d’embarquer dans les chaloupes qui se déplaçaient vers le Rhin. Ils nous ont envoyé en Angleterre, et en Angleterre ils ne savaient plus quoi faire avec nous autres, ils essayaient de nous faire faire de l’entrainement et on n’en voulait pas. Il y a eu bien des comme on dit, des petites révoltes qui se sont passées entre les militaires. Nous on était dans une place qui s’appelait (…). On était stationné là. Ils voulaient nous mettre à l’entrainement (en 1945). On a dit, on ne fait pas l’entrainement. On a fait la guerre on est assez entrainé. Ça fait que là, il y a eu un groupement, ils ont été en ville et ils ont brisé des vitrines et toutes sortes d’affaires. C’est là que ça pas été long, ils nous ont embarqués dans un bateau et ils nous ont shipé (retourné) au Canada.
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