Témoignages d'anciens combattants:
Geoffrey Charles Alington

Forces aériennes

  • Geoffrey Charles Alington en octubre 2009.

    Historica Canada
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"Ce travail, la maîtrise des côtes avait pour but de fournir à la Marine des informations visuelles sur ce qui se passait."

Transcription

Je suis néo-zélandais d’origine mais j’ai quitté la Nouvelle Zélande quand j’avais 18 ans pour rejoindre l’armée de l’air, en tant qu’officier sous contrat SSC. Et alors j’étais en Angleterre à la Saint Jean, en 1938, et mon contrat portait la date du 3 septembre 1938, un an avant le début de la guerre.

Je crois que c’était un dimanche, j’avais volé le matin, autour de […] la côte. On cherchait tout simplement des bateaux inconnus, c’était tout. Et j’avais fait un tour le matin, en temps de paix et puis il y avait eu une déclaration de guerre et on était ressorti l’après-midi en temps de guerre. Aucune différence si ce n’est sur mon livre de bord, j’avais écrit cette note en rouge, première patrouille en temps de guerre.

Oh ciel ! on ne parlait que de ça, de ce qui allait arriver. Personne ne savait ce qui se passait. On s’était préparés à la venue des avions allemands et des choses comme ça mais rien ne s’est passé. Il n’y a pas eu d’attaque aérienne ou autre chose comme ça. Alors on a attendu tranquillement, une agréable journée ensoleillée que ce jour-là. On est resté par là sans rien faire.

On volait sur des Avro Ansons qui était un vieux modèle d’avion, avec quatre personnes à bord, deux postes de pilote et navigateur, un mitrailleur et un opérateur. Et on sortait pendant deux heures et demi à trois heures. Il y avait beaucoup de trafic maritime sur la côte évidemment, bien visible de la terre. On devait rendre compte tout le temps. Et puis les allemands ils larguaient des mines. Il y avait plein de […] pour le trafic maritime, bateaux coincés avec ces mines et on faisait un rapport sur eux quand on atterrissait – on ne faisait rien pendant qu’on était en l’air – et après avoir atterri on rendait compte de ce qu’on avait vu et la Marine prenait le relais à ce moment-là et partait secourir tous ces gens. Ce travail, la maîtrise des côtes avait pour but de fournir à la Marine des informations visuelles sur ce qui se passait.

La deuxième fois, on m’a sorti de l’escadron et envoyé au Canada. En 1941, je suis venu à Saskatoon où je suis resté pendant deux ans en tant qu’instructeur de vol. J’ai rencontré une canadienne et l’ai épousée. Ca a duré deux, deux années entières. Du Canada on m’a envoyé précipitamment, dans une terrible précipitation, et on est arrivé à Moncton, et puis on n’a pas bougé de là pendant trois semaines, dans l’attente d’un bateau pour repartir en Angleterre. Et puis on a fait trois mois en Angleterre. Ils ne savaient pas quoi faire de nous. Finalement, je suis retourné dans un escadron et, l’escadron Wellington, avec lequel nous sommes resté jusqu’à la fin de la guerre, le Wellington.

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