Témoignages d'anciens combattants:
Paul Tomelin

Armée

  • Le Sergent Paul Tomelin, photographe dans l’unité canadienne de relations publiques n° 25 à Fort Lewis, Washington en avril 1951.

    Crédit photo : D.L. Burleson/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-193475. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Unité canadienne de relations publiques n° 25 (de gauche à droite) : Phil Plastow, John McLean, Don Manton, Stevie Stephens, Jim Wood, Paul Tomelin et Colin McDougall. Fort Lewis, Washington, avril 1951

    Crédit photo : D.L. Burleson/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-193477. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le Sergent Paul Tomelin de Calgary et Edmonton grimpe à bord d’un navire au Japon, qui le ramène chez lui après un service en Corée de plus de 18 mois dans la 25e brigade d’infanterie canadienne comme photographe au sein de l’unité canadienne de relations publiques n° 25.

    Crédit photo : Caza/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-188709. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • « Van Doos Under Fire » — alors qu’ils se font mitrailler par l’ennemi au cours d’un raid en plein jour sur la Colline 166 le 23 octobre 1951, le carabinier et le tireur de FM Bren du 2e bataillon du Royal 22e Régiment se précipitent à couvert tant bien que mal.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-128848. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • « Face of War. » Le Soldat Heath Matthews de la compagnie C, 1er bataillon, Royal Canadian Regiment, attend de recevoir des soins médicaux après une patrouille de nuit près de la Colline 166, le 22 juin 1952.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-128850. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Chars Sherman de l’escadron B du Lord Strathcona’s Horse, traversant la rivière Imjin au terme de leur période de service, le 16 juillet 1952, guerre de Corée.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-115496. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le soldat G.U.I. Lambert, 2e bataillon, Royal 22e Régiment, en train de lire une bande dessinée dans une tranchée. La Corée, le 28 mai 1951.

    Paul Tomelin/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-128806. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Les mortiers du Royal 22e Régiment tirent sur l’ennemi. La Corée, novembre 1951.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-184317. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • « Brigadiers Hit the Dirt. » Au premier plan, le Brigadier général Pat Bogart, nouveau commandant de la 25e brigade d’infanterie canadienne, au centre, le Brigadier John Rockingham, commandant sortant, et le Lieutenant-Colonel Norman Wilson-Smith, au fond, officier commandant le 1er bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, se mettent à l’abri alors qu’un obus ennemi explose à proximité, guerre de Corée.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-188707. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le peloton de mortiers du Royal 22e Régiment prêt à tirer, novembre 1951. De gauche à droite : Soldat Daniel Promeau, Soldat Raymond Romeo et Soldat Julien Blondin, tous originaires de Montréal au Québec.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-184319. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le Lieutenant A.G.E. Wagstaff, un des blessés du 2e bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, est rapatrié au Canada à bord d’un North Star du 426e escadron « Thunderbird » de l’Aviation royale canadienne. Le Caporal J.A. Huffman l’accompagne. Le 28 mars 1951.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-183831. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le Soldat John Lewis du 1er bataillon du Royal Canadian Regiment, l’un des survivants de l’attaque des Chinois du 13 octobre 1952.

    Paul Tomelin/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-146992. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Normand Eaves (debout) et Norman McBrain (accroupi) de la SCR interviewent le Lieutenant-Colonel Jacques Dextraze, officier commandant le 2e bataillon du Royal 22e Régiment en Corée.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-183979. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Le Lieutenant Ed Hollyer du 3e bataillon du Royal Canadian Regiment, recevant la Médaille militaire en récompense de ses actions au combat pendant la bataille de la Colline 187 du 2 au 3 mai 1953.

    Crédit photo : Canada : Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/e002505269. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • De nouvelles habitations coréennes apparaissent au milieu des décombres de bâtiments se dressant à cet endroit auparavant et qui ont été démolis par la guerre. Un enchevêtrement de fils barbelés bordant les maisons témoigne d’une ancienne ligne de défense qui passait par là. Le 31 janvier 1952.

    Paul Tomelin/DND/Bibliothèque et Archives Canada/PA-184486. Restrictions d’utilisation : néant. Tous droits réservés : Bibliothèque et Archives Canada
  • Officiers des transports de la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU) dans le mess des officiers, à Gaza en Égypte, 1957. Paul Tomelin est le premier sur la droite, au troisième rang.

    Paul Tomelin
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Transcription

Je m’appelle Paul Tomelin. Je suis né à Canora dans le Saskatchewan le 28 septembre 1925. J’ai grandi dans une petite ville dont le nom est Queenstown [Alberta] au début, et puis nous avons déménagé à Arrowwood [Alberta] où j’ai passé le plus clair de mon temps et c’est à ce moment là que la Deuxième Guerre mondiale a commencé, quand j’étais à Arrowwood. Et quand j’allais à l’école là-bas, j’avais un ami qui avait deux ans de plus que moi qui s’était engagé dans les forces aériennes et il avait été tué, il était pilote et il avait été tué. Et ça m’avait plus ou moins incité à m’engager dans l’armée et quelques temps après, quand j’ai eu 18 ans ½, j’étais à Calgary et j’étais admissible pour faire mon service dans l’armée canadienne, alors j’ai voulu apporter ma contribution à la défense de la démocratie mais sans tuer qui que ce soit. Alors j’ai demandé à faire partie du corps sanitaire de l’armée canadienne et on m’a répondu qu’il n’y avait pas de poste disponible dans le corps sanitaire. Mais il y avait de nombreux postes vacants dans l’infanterie et comme tout le monde devait faire ses classes dans l’infanterie, pourquoi pas rejoindre l’infanterie et faire une demande pour être brancardier une fois outre-mer. Ce qui s’est passé finalement. Je finissais toujours sur le lit superposé du haut et c’est la chose dont je me souviens clairement à propos de ma première période d’entraînement c’est que je finissais toujours sur le lit du haut et même pendant les autres périodes d’entraînement, celui de base aussi bien que le perfectionnement, il y avait ces énormes poêle à bois ou à charbon pour chauffer la caserne. Et en dormant sur le lit du haut, il y avait un nuage de fumée blafarde qui venait de ceux qui fumaient. Et je dormais dans cette fumée et bizarrement, tout récemment, j’ai fait une radio et mon docteur m’a demandé depuis quand avez-vous arrêté de fumer ? Je lui ai dit que je n’avais jamais arrêté, je n’ai jamais fumé. Alors je peux seulement supposer que quoiqu’il se trouve dans mes poumons qui ait pu donner l’idée que j’étais fumeur j’avais dû le respirer dans ce nuage de fumée qui m’entourait quand je dormais. Je veux dire, c’est la seule explication possible. Au moment de Noël ou au moment du jour de l’an, j’étais en permission à Londres et je me souviens des bombes qu’on nous envoyait, des bombes V. Vous pouviez les entendre arriver et puis tout à coup, elles arrêtaient de vrombir et tout à coup, il y avait le silence et puis il y avait une énorme explosion là où elle était tombée. Et je peux me souvenir de celles quand j’étais dehors et que je les entendais. Et aussi je peux me souvenir des chasseurs, les avions qui attaquaient les bombardiers qui volaient au dessus de Londres. Bien-sûr on ne pouvait pas les voir, ils étaient trop haut. Mais on pouvait vraiment bien les entendre. Un officier du service de l’Armée du Salut m’a offert un calendrier de poche de l’année 1945, sur le dos de celui-ci, était écrit un verset. Il m’a influencé pour le restant de mes jours et doit être partagé. Le titre c’est Les Bâtisseurs [ Un sac d’outils] d’un auteur inconnu [R.L. Sharpe], il est écrit : N’est-il pas étrange que les princes et les rois et les clowns qui cabriolent sur la sciure des pistes, et les gens ordinaires comme vous et moi, soient les bâtisseurs de l’éternité. Chacun reçoit une masse informe, un sac d’outils et un livre de règles. Et chacun doit faire pendant sa vie, une pierre d’achoppement ou une pierre de gué. La vie est un miroir, un roi et un esclave. C’est ce que nous sommes et ce que nous faisons. Alors donnez au monde le meilleur de vous-même et il vous donnera le meilleur en retour. |Madeline Bridges]
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