Témoignages d'anciens combattants:
Leslie Nicholas Burrell

Armée

  • Leslie Burrell durant son service comme conducteur et mécanicien d'ambulance de campagne avec le Corps royal d'intendance de l'Armée canadienne.

    Leslie Burrell
  • Les et son épouse de guerre Jean Bourne qu'il épousa en 1945.

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  • Les à Nimègue durant l'hiver de 1944.

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  • Médailles (de gauche à droite): Étoile 1939-1945; Étoile France-Allemagne; Médaille de la Défense; Médaille canadienne du service volontaire; Médaille de la guerre 1939-1945.

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  • Prise en 2009 à la branche de la Légion britannique du West Sussex, où une présentation spéciale fut tenue en l'honneur de Leslie Burrell par Sir Brian Bartelotte.

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"Alors un des Jeunesses hitlériennes (...) avait un couteau caché dans sa botte et il a poignardé un ou deux patients dans l’ambulance. Vous pouvez deviner ce qui lui est arrivé. Il n’a plus donné de coup de couteau à quiconque."

Transcription

Bon, j’aimais bien conduire et c’est pour faire ça que je me suis engagé, pour être chauffeur (dans le Corps d’intendance de l’armée royale canadienne). Vous alliez chercher vos patients au poste d’évacuation sanitaire. Vous les emmeniez à l’hôpital sur des civières. Certains faisaient partie de ce qu’on appelait les blessés qui pouvaient marcher. Bon, vous mettiez vos civières sur des châssis au fond de l’ambulance et les blessés capables de marcher montaient dans l’ambulance et s’asseyaient à l’intérieur du fourgon.

Caen (Normandie) était un endroit qui était censé être pris en quelques jours et ça a duré des semaines et il y a eu de très lourdes pertes dans les environs de Caen (le juillet 1944). Et ils ont fait appel aux bombardiers plusieurs fois pour essayer de faire une percée dans les lignes allemandes. Au lieu de ça ils ont bombardé nos lignes. Voir les soutes à bombes ouvertes juste au dessus de votre tête, ce n’était pas terrible.

Il arrivait que les allemands, on avait des couleurs particulières pour certains jours et ils ont fini par connaître nos couleurs et ils avaient l’habitude de renvoyer les bombes colorées sur nos lignes. Et bien sûr, l’armée de l’air pensait que c’était les lignes allemandes. Et c’est la raison principale qui a fait qu’on a été autant bombardés, on a eu à peu près, je crois qu’on s’est fait bombardé trois fois par nos propres avions.

On a réussi à passer pour arriver à Falaise, qui est connue sous le nom de Poche de Falaise (la bataille de la Poche de Falaise qui a eu lieu du 12 au 21 août 1944) L’armée allemande était coincée là-bas et sur les routes et partout. Et ils ont été réduits en miettes par les bombardements. Les routes étaient complètement encombrées par les débris, il leur a fallu déblayer les routes avec des bulldozers à certains endroits. Par moments, vous pouviez entendre les Allemands leur parler, mais on n’était pas aussi près que, étant chauffeur d’ambulance, on n’était pas aussi proche que l’infanterie évidemment. Ça a été beaucoup plus dur pour eux.

Les nôtres avaient l’habitude de bombarder des positions avancées et les Allemands, beaucoup de civils n’étaient pas partis et ils se prenaient tout ça au même titre que les Allemands. C’était très dur pour eux. Parce qu’une bombe ne reconnaît pas qui vous êtes.

Certains régiments allemands appelés les S.S., (Schutzstaffel, une organisation élite du parti nazi), vous ne pouviez pas leur faire confiance du tout. Ils vous descendaient sur place à la moindre occasion. C’était des gens atroces, ils étaient diaboliques. Et il y avait aussi les Jeunesses hitlériennes (une organisation paramilitaire nazie réservée aux jeunes gens) à qui on avait affaire. Alors un des Jeunesses hitlériennes, il n’avait qu’une quinzaine d’années, il avait un couteau caché dans sa botte et il a poignardé un ou deux patients dans l’ambulance. Vous pouvez deviner ce qui lui est arrivé. Il n’a plus donné de coup de couteau à quiconque.

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