Témoignages d'anciens combattants:
Jim Clark

Armée

  • Jim Clark, novembre 2011.

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  • Certificat de démobilisation de Jim Clark, 31 août 1954.

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  • Les médailles de Jim Clark (de gauche à droite): Médaille de Corée, Médaille canadienne de service volontaire pour la Corée, Médaille canadienne du maintien de la paix, Médaille du Service des Nations Unies (Corée).

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  • Médailles de Jim Clark (de gauche à droite): Médaille «Past President» de la Légion Royale Canadienne, Médaille du Mérite de l'Association Canadienne des Vétérans de la Corée, Médaille des Vétérans de la Guerre de Corée délivrée par le gouvernemant de la Corée du Sud, Médaille du jubilé de la Reine Elizabeth II.

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  • Plaques d'identité de Jim Clark.

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"Ça filait un peu la pétoche parce que deux fois, on a été bombardés au mortier mais heureusement, un des sergents qui étaient avec nous, il l’a entendu venir et nous a dit de nous baisser et alors, c’est ce qu’on a fait et, on a continué après ça. Alors pour quelqu’un de mon âge à l’époque, comme je n’avais jamais fait la guerre, j’ai trouvé ça très effrayant."

Transcription

Alors on a dit : « Bon, allons à Winnipeg (Manitoba), alors un des gars a suggéré, on va faire mine de s’engager. » Alors nous sommes allés à la caserne de Port Osborne et on a passé tous les tests, analyses de sang, etc., comme ça, et puis quand la semaine a été terminée, l’officier de la sélection du personnel nous a appelé dans son bureau et nous a demandé ce qu’on allait faire. Bon en tout cas, de nous quatre, deux se sont engagés dans l’armée. Bon c’était le 17 mars 1951. Et j’ai été choisi pour partir avec un contingent parce qu’ils étaient à la recherche de mécaniciens pour partir en Corée. Et alors je dois bien admettre, on a fait deux fêtes pour célébrer mon départ et je suis parti en train, me suis retrouvé à Jericho Beach à Vancouver (Colombie-Britannique) et puis à partir de là, ils nous ont fait descendre en train jusqu’à Seattle dans l’état de Washington, où on est monté à bord d’un bateau et on a passé 17 jours en mer et on est arrivés dans un tout petit village. On a fini sur un bateau plus petit et on est arrivés à Inchon (Corée du Sud). On est descendus du bateau là-bas à Inchon et puis on nous a faits monter dans un train qui était dans un sale état, les fenêtres avaient sauté et des choses comme ça et il y avait beaucoup de carnage pour ce qui était des véhicules et de la ruine de la Corée du Sud le long de la route, où le train roulait, pour aller à l’endroit où j’étais maintenant affecté avec le 81ème régiment de campagne en fait, qui est ensuite devenu le 4ème (régiment) RCHA (Royal Canadian Horse Artillery) qui a remplacé je crois le 3ème (régiment) RCHA. Donc j’étais l’un des mécaniciens sur le terrain là-bas et j’avais mon propre abri construit avec des boites à munitions et j’avais une toile qui servait de toit, etc. Et j’étais juste à côté des canons et ils tiraient à différents moments du jour et de la nuit et ces, cet abri était fait avec des boites à munitions qui étaient perforées avec, comme des trous de clous et chaque fois que les canons tiraient, du sable sortait des boites à munitions et le matin quand je me réveillais, par exemple, si j’avais réussi à m’endormir, on se réveillait couverts de sable. Mais c’était devenu une habitude. Je me suis aussi porté volontaire une fois pour monter jusqu’aux lignes de front et aider à creuser un poste d’observation là-bas, et on a commencé vers neuf heures du soir bien camouflés parce que la route c’était ce qu’ils appelaient une route camouflée, c’était une portion là-bas où les Coréens avaient l’air de pouvoir abattre les gens au mortier. Et en tout cas, on avait un casque et une petite pelle et nos fusils et on y est allés. On est montés jusque là-haut en courant, pendant toute la montée de la colline et on a creusé jusqu’à 5 heures du matin et ensuite il a fallu qu’on reparte au camp, qu’on reparte en courant au camp et ensuite on nous a permis de dormir et de manger, etc. Et j’ai fait ça deux fois là-bas. Ça filait un peu la pétoche parce que deux fois, on a été bombardés au mortier mais heureusement, un des sergents qui étaient avec nous, il l’a entendu venir et nous a dit de nous baisser et alors, c’est ce qu’on a fait et, on a continué après ça. Alors pour quelqu’un de mon âge à l’époque, comme je n’avais jamais fait la guerre, j’ai trouvé ça très effrayant. Égoïstement parlant, quand je suis arrivé à Brandon (Manitoba), je pensais qu’il y aurait un orchestre qui allait m’accueillir en jouant quelque chose pour le retour des soldats, etc. Bon, je crois que j’étais le seul à descendre du train à Brandon et il y avait ma mère et ma petite amie là-bas, alors ça a été ça mon retour à la vie civile.
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