Témoignages d'anciens combattants:
Michael Faryna

Forces aériennes

  • Michael Faryna, 29 octobre 2009.

    Historica Canada
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"Et alors là, je me retrouve en plein milieu de la nuit à surveiller cet avion, les coyotes hurlent et c’était plutôt effrayant."

Transcription

J’étais dans l’armée de l’air, mécanicien aéronautique, et j’étais en poste à Brandon au Manitoba, qui était un aéroport assez grand, et il y avait beaucoup d’avions à entretenir. Je suis resté là presque tout le temps, ils ne m’ont pas fait bouger. Voyez plein de gars voulaient aller outre-mer et ils en ont peut-être envoyer cinq ou six outre-mer, mais très peu d’entre eux. La plupart sont restés parce qu’il y avait beaucoup d’avions à entretenir et ils avaient besoin de tout le monde, vous savez. Si je me souviens bien, il commençaient à enrôler des jeunes gars dans l’armée. Un des gars, quelqu’un m’a dit, a dit, et bien pourquoi tu ne t’engages pas dans l’armée de l’air au lieu de l’armée de terre. Je ne tenais pas trop à aller dans l’armée de terre. Et j’avais pris quelques cours par correspondance sur les moteurs d’avions avant ça, rejoindre l’armée de l’air était mieux pour moi. Alors je me suis engagé dans l’armée de l’air et on m’a envoyé à Brandon dans le Manitoba, pour y travailler. Et ils avaient beaucoup d’avions à entretenir alors c’était un endroit parfait pour moi. Ce n’était pas très loin de chez moi, j’habitais à l’est de Camrose en Alberta. Et, et je suis resté là presque tout le temps, quelques gars ont été envoyés outre-mer, mais je suis resté là parce que j’aimais bien cet endroit, et Brandon était un endroit agréable à vivre. Vous vous faisiez des amis et les gens qui habitaient là étaient très gentils, ils vous invitaient pour le repas de Noël et ceci et cela. Toutes les 40 heures de vol, l’avion devaient être vérifié, ce qui veut dire que je devais contrôler le train d’atterrissage, les volets sur les ailes. Aussi, m’assurer que l’avion, on devait nettoyer l’avion et ainsi de suite. En fait, seulement la carlingue et la cellule et les volets. On avait seulement des Cessna cranes là-bas. Ils utilisaient des Cessna pour apprendre aux pilotes à faire voler des bimoteurs. Ils n’étaient pas trop grands. Ils n’avaient pas besoin d’une piste trop longue non plus parce que c’était un avion plus petit et il décollait plus vite qu’un Anson par exemple, qui était un avion de plus grande taille. Et beaucoup de ces pilotes étaient presque débutants, vous savez, et certains d’entre eux étaient un peu exubérants et poussaient l’avion au-delà des limites côté sécurité. Ils aimaient voler en basse altitude, juste au dessus des arbres. Et de temps en temps il arrivait qu’ils volent trop bas, se prennent un arbre et puis perdent le contrôle et s’écrasent pour finir. Et je me souviens on m’avait désigné pour aller sur les lieux et ils devaient envoyer quelqu’un pour s’occuper de l’avion pour qu’il ne soit pas pillé, vous savez. Et alors là, je me retrouve en plein milieu de la nuit à surveiller cet avion, les coyotes hurlent et c’était plutôt effrayant. Et puis le lendemain matin, ils venaient récupérer les restes de l’avion et les rapportaient au hangar. J’étais en poste à Brandon au Manitoba pendant la guerre, à peu près trois ans ou quelque chose comme ça. C’était un endroit agréable parce que c’était tout près de la ville de Brandon. La ville de Brandon était organisée pour accueillir le personnel de l’armée. Il y avait des endroits pour prendre une bière et , et faire une visite, et ceci ou cela. Et on n’était qu’à 5 kilomètres environ du centre ville de Brandon. Ah, c’était un endroit bien agréable où aller. Ils étaient bien organisés pour le personnel des armées. On avait l’habitude de recevoir un laissé-passé de quatre jours tous les mois je crois, et je pouvais aller voir ma famille qui avait une ferme près de Camrose.
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