Témoignages d'anciens combattants:
Josée Caron

Armée

  • Mme Josée Caron (2e à gauche) pose avec des collègues infirmières à Valcartier (Québec) vers 1953.

    Josée Caron
  • Mme Caron au volant d'une jeep en compagnie d'autres infirmières à Valcartier (Québec) vers 1953.

    Josée Caron
  • Membres du Corps médical royal de l'Armée canadienne à Québec vers 1953-1955. Mme Caron est dans la rangée du haut, première à gauche.

    Josée Caron
  • Insignes d'épaule, de casquette et d'uniforme du lieutenant Josée Caron.

    Josée Caron
  • Ceinture de Mme Caron à l'époque de son service militaire.

    Josée Caron
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"Moi j’ai soigné des gens qui ont fait de la malaria, qui ont attrapé la malaria là-bas. À notre petit hôpital militaire, c’est ça qu’on faisait. Ceux qui revenaient de là, ils étaient malades et puis on les soignait. "

Transcription

Je me suis enrôlée parce que ma sœur s’est enrôlée. Puis elle est allée en Angleterre, elle est allée au 17e Hôpital (Hôpital Général canadien No. 17, un hôpital militaire canadien basé en Angleterre), l’hôpital plus près du front. Et puis elle disait : « Ne rentre pas là-dedans », mais je suis rentrée pareil. Et j’ai bien aimé ça. J‘ai aimé ça beaucoup et comme je vous dis je suis allé à Borden (Ontario) faire un stage. Puis après ça je suis revenue ici et j’ai travaillé au petit hôpital militaire, sur les Cove Fields, sur les plaines (Plaines d’Abraham, Québec). On a décidé ça, une de mes amies et moi, on pensait à ça. Celle qui fait son cours (d’infirmière) avec moi à Montréal, puis elle est décédée aujourd’hui. Et puis on est entrées dans l’armée et puis on a bien aimé ça tous les deux. Elle, elle a fait plus que moi. Moi, c’est parce que je me suis mariée. Ils ne nous gardaient pas dans ce temps-là. C’était un test d’aptitude ou quelque chose comme ça. Je ne sais spa trop quoi, je ne me rappelle pas trop là. Mais on a passé un test. Des affaires là tu sais, comment je dirais bien ça, des attrapes là. Un examen, mais ce n’est pas un examen ça, parce que, nous autres, le cours d’infirmière, on l’a fait notre cours. C’est trois ans puis après ça j’avais travaillé en plus de ça. On aimait soigner aussi, c’était notre profession, cela fait qu’on aimait ça. Moi, je pensais avoir des blessés et puis tout ça, mais ce n’est pas ça que j’ai eu. Moi j’ai soigné des gens qui ont fait de la malaria, qui ont attrapé la malaria là-bas. À notre petit hôpital militaire, c’est ça qu’on faisait. Ceux qui revenaient de là, ils étaient malades et puis on les soignait. À l’hôpital, on arrivait là puis on regardait le dossier de la nuit, ceux qui avaient passé la nuit là. Puis après ça on faisait le tour de nos patients. On servait même les repas, mais on n’allait pas les servir aux malades. C’était un chariot et ils venaient tous se chercher quelque chose là. Ceux qui étaient malades, on avait beaucoup d’infirmiers et des préposés aussi. Il y avait l’infirmière en charge et puis nous autres on travaillait là, pareil comme lorsqu’on travaille dans un hôpital ordinaire vous savez. À côté du petit hôpital militaire, il y avait l’école de marine alors on avait les petits marins aussi. Il y avait des beaux petits marins qui venaient. J’ai gardé un bon souvenir de ça, j’ai beaucoup aimé ça. D’ailleurs j’ai toujours aimé ce que j’ai fait. Les soldats qui revenaient, c’est surtout la malaria qu’on a eue. Ils venaient pour se faire opérer les amygdales. Mon mari, moi, c’était ça, il s’est fait opérer pour une hernie. C’est comme ça, mais je ne l’ai pas connu comme ça, mais je l’ai soigné aussi là. Il était dans l’infanterie et il ne pouvait pas rester parce qu’il faisait des hernies à répétitions. Non, on soignait la même chose qu’ailleurs. Les médecins venaient puis il y avait des opérations, on assistait à la salle d’opération, des affaires de même. On faisait la même chose que dans les hôpitaux. J’aurais aimé ça y aller en Corée puis, d’un autre côté, j’ai été cinquante-trois ans mariée. Là, bien j’ai choisi de rester (en dehors de l’armée) et de me marier et d’avoir des enfants. J’ai eu trois enfants.
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