Témoignages d'anciens combattants:
Gordon Wood

Armée

  • Fantassin du régiment Regina Rifle équipant une arme à feu Bren positionnée à l'intérieur de casernes allemandes qui ont été capturés à Vauceles, France, le 23 juillet 1944.
    Crédit: Lieut. Ken Bell / Canada. Dépt. de la Défense Nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-129131

    Crédit: Lieut. Ken Bell / Canada. Dépt. de la Défense Nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-129131
Agrandir l’image

"Puis vous touchez l’eau avec votre fusil. Vous gardiez votre fusil en l’air aussi haut que vous pouviez. Vous aviez de l’eau jusqu’aux aisselles. Vous voyez, l’ennemi vous attendait juste là. C’est là qu’était toute la difficulté."

Transcription

Oui, c’était dur. C’était dur, ouais. Comme dirait mon médecin de famille, Gordon, comment c’était quand tu es arrivé sur la plage ? J’ai dit, l’eau était rouge, - c’est comme ça que c’était. C’était rouge. On laissait les garçons là.

Puis vous touchez l’eau avec votre fusil. Vous gardiez votre fusil en l’air aussi haut que vous pouviez. Vous aviez de l’eau jusqu’aux aisselles. Vous voyez, l’ennemi vous attendait juste là. C’est là qu’était toute la difficulté.

Je transportais presque tout le temps une mitrailleuse Bren. Elle avait 32 coups et mon commandant en second transportait toujours un canon de secours. Quand vous tiriez pendant aussi longtemps le canon chauffait. L’autre gars vous donnait tout simplement un autre canon, le détachait, le jetait dans les broussailles, et vous mettait le nouveau.

La majeure partie du temps vous n’aviez pas l’occasion de la poser par terre. Il fallait toujours avancer. En conséquence de quoi, il fallait avoir la capacité de la transporter pour continuer. Si vous avanciez assez loin pour trouver un endroit où les choses avaient commencé à se calmer, oui, vous pouviez installer votre trépied, poser votre mitrailleuse et commencer à tirer. Or, quelquefois on avait une ceinture avec nous, mais la majeure partie du temps, les gars derrière moi ils transportaient juste un magasin (réserve de munitions), alors vous arrachiez l’un pour mettre l’autre.

J’ai traversé tout droit jusqu’à, on se dirigeait vers Berlin et je suis arrivé dans Berlin juste à une quarantaine de kilomètres après la Hollande, et puis la guerre s’est terminée là. On avait un officier avec nous. Mon groupe était dans une grosse ferme laitière. Il a ingurgité trop de rhum, alors il a mis le feu à la grange. Le commandant arrive, il dit, d’accord, les gars, voici les camions, vous marchez jusqu’à votre destination finale. Alors on a marché.

Juste après être arrivés sur la plage ça a été le pire moment jusqu’à ce que les choses commencent à bouger, jusqu’à qu’on réussisse à faire bouger les allemands. Le meilleur moment qu’on a eu c’est quand l’estafette a annoncé qu’on en avait fini avec la guerre. On s’est sentis bien là.

Follow us