Témoignages d'anciens combattants:
Tom Naphtahli “Little Chief” Settee

Armée

  • Tom Settee debout près du tableau qu'il a peint à Juno Beach, 2010.

    Historica Canada
  • Tom Settee et sa mère à Prince Albert,Saskatchewan,1942.

    Tom Settee
  • Tom Settee (extrémité droite) avec ses camarades pendant un entrainement à Dundurn, Saskatchewan, 1940.

    Tom Settee
  • Tom Settee après qu'il soir devenu le Canadian Army champion de boxe en outremers en 1944.

    Tom Settee
  • Tom Settee (à droite) et Tommy Prince (à gauche), le soldat des Premières Nations le plus décoré du Canada, posent ensemble pendant un entrainement.

    Tom Settee
Agrandir l’image

"Je courais d’une tranchée à l’autre; et ils ont commencé à nous mitrailler, vous savez. Je revenais en courant et j’ai été touché à la jambe. Je ne pouvais pas bouger, l’éclat est toujours ici."

Transcription

On a sauté du bâtiment d’assaut de débarquement, on avait de l’eau jusqu’à la taille et il fallait rejoindre le rivage à pied. Il fallait tenir votre mitrailleuse Bren en l’air et avancer dans l’eau. Ces gars-là ils nous pilonnaient. Bigre, je ne sais même pas comment j’y suis arrivé. Les gars tombaient ici et là ; on n’arrêtait pas de courir. Et finalement on est arrivés au, ils avaient une tranchée juste de l’autre côté de la ville. Elle faisait dans les trois mètres de profondeur, vous savez. On a juste sauté dedans en tout cas. Certains gars transportaient des petites échelles en métal ; ils les assemblaient et remontaient à l’échelle, et continuait leur course vers la ville. Il y avait des gars qui tombaient ici et là, mais on avançait en zigzag, vous savez.

Finalement on est arrivé en ville [Courseulles-sur-Mer] et on a commencé les combats de rue, et puis le Queen’s Own Rifles (du Canada) est arrivé là (le Régiment de la) Chaudière, un régiment de canadiens français et nous y sommes parvenus avec les villes. On a tenu cette ville là-bas. On la tenait.

Il y avait un jeune homme avec moi qui s’appelait Mayberry. C’était mon numéro deux sur la mitrailleuse Bren. Il faut deux personnes pour la faire marcher. Je tire et lui transporte mes munitions en plus. J’ai laissé Mayberry. J’ai été touché et j’ai été blessé, et puis Mayberry a pris la place de numéro un. Je suis devenu le numéro deux, pour l’aider en quelque sorte. Ils ont dit qu’il a perdu les pédales, épuisement au combat. Ils ont dû le renvoyer, oui.

Un éclat m’a frappé, je courais d’une tranchée à l’autre; et ils ont commencé à nous mitrailler, vous savez. Je revenais en courant et j’ai été touché à la jambe. Je ne pouvais pas bouger, l’éclat est toujours ici.

Follow us