Témoignages d'anciens combattants:
Gordon Partridge

Armée

  • Robert Partridge en 2009.

    Historica Canada
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"Je ne voudrais pas nous revoir entrer en guerre encore une fois. C’est beaucoup mieux de régler les problèmes par la négociation, par des moyens économiques, comme ils essaient de faire aujourd’hui. Pour moi, c’est ce qui importe."

Transcription

Je m’appelle My name is Gordon Partridge. Je suis né à , born in Schreiber, en Ontario, le 24 décembre December 24, 1918. J’avais envie d’être pilote dans l’armée de l’air. Mais je suis plutôt devenu navigateur. J’ai suivi mon entraînement à puis je suis allé à went to Brandon, au Manitoba. Ensuite, de nouveau à Regina puis à , out to Edmonton, en Alberta, où j’ai reçu ma formation de navigateurwhere I took training as a navigator. Malheureusement, une fois devenu navigateur, j’avais le mal de l’air presque tout le temps; dans l’avion, on regarde un tableau pendant qu’on se fait brasser. Je pense que c’est pour ça que j’avais le mal de l’air. Alors, on m’a affecté au sol. J’ai demandé à passer dans l’armée de terre, et on m’a tout de suite envoyé à Toronto, et de là à la base de Petawawa. Ça n’a pas tardé ensuite avant qu’on m’envoie outre-mer, en Angleterre. Là-bas, j’ai reçu l’instruction pour être observateur d’artillerie. C’est un régiment, le 1er Régiment de topographie. Le travail consistait à observer les tirs des batteries ennemies. On était à un poste d’observation puis on tirait sur l’ennemi et, lorsque l’ennemi répliquait, on pouvait déterminer sa position et la fournir à la contre batterie, qui pouvait ensuite toucher l’ennemi. C’était grâce aux observateurs qu’on repérait les batteries ennemies. Je pourrais dire que ma principale fonction était celle d’observateur. Autrement dit, vous trouvez un endroit au front d’où vous pouvez surveiller les tirs ennemis. Il y avait trois postes d’observation sur le front et, à chacun de ces endroits, un observateur était posté. L’observateur donne la position des batteries ennemies au centre de pointage, qui se trouve dans une bâtisse pas trop loin. Quand on obtenait un point d’intersection, on obtenait donc la position de l’ennemi. L’information était communiquée aux équipes des pièces d’artillerie, qui avaient alors une cible précise. Les observateurs surveillaient aussi l’efficacité de nos tirs; ils pouvaient dire : « Vous avez atteint cette pièce ennemie. » Et l’opération se répétait. Quand on est au sol, quand on essuie des tirs ennemis, on peut voir ces tirs là. Quand on est à bord d’un navire de guerre, on ne voit rien jusqu’à ce qu’on soit touché par une torpille lancée par un sous marin. C’était loin d’être rigolo au combat, mais ça n’était pas insurmontable. Une fois que la guerre s’est terminée, on s’est sentis renaître, on s’est sentis tellement libres. On n’avait à s’inquiéter de rienWhen the war finished, you’ve got a completely different feeling. You know, you felt so free. You didn’t have to worry about…. En Angleterre, il y avait des raids aériens. Sur le champ de bataille, il y avait toujours des tirs sur les lignes de front, dans la zone des combats, toujours. Mais on s’y habituait. La chose la plus importante, c’est qu’on s’est débarrassés d’Hitler et de ses pareils. C’est le plus important. Mais on ne gagne rien. Je ne voudrais pas nous revoir entrer en guerre encore une fois. C’est beaucoup mieux de régler les problèmes par la négociation, par des moyens économiques, comme ils essaient de faire aujourd’hui. Pour moi, c’est ce qui importe.
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