Témoignages d'anciens combattants:
Al W Armstrong

  • M. Armstrong en mars 2011.

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"L’Escaut c’était autre chose, je vous assure. Rien d’autre que de la boue, de l’eau, et je ne sais même pas comment notre infanterie a réussi à s’en sortir. Ça a été épouvantable pour eux, mais ils ont réussi."

Transcription

Arrivée aux Pays-Bas Pendant l’hiver 1944-45, c’était l’hiver le plus froid en Europe depuis une quarantaine d’années. Il faisait froid. On ne pouvait pas faire marcher les véhicules. Notre rôle ce n’était pas au combat. Reconnaissance. Et ils avaient l’habitude de nous dire : « Vous savez, et quoi si vous êtes mort. » Mais on y allait, vous faisiez ce que vous pouviez, et vous pouviez en sortir. Et quand ils disaient : « On bouge, partons d’ici. » pas trop content de faire ça. J’ai pris une patrouille de trois hommes, jusqu’à mi chemin, et j’ai entendu quelque chose arriver. On a fait un signe pour que les hommes se baissent, tout le monde s’est baissé. Ils avaient une patrouille avec trois hommes qui allait de l’autre côté. Ils ont continué. Et on n’avait pas de radio, on n’avait jamais de talkies walkies à cette époque, alors vous ne pouviez pas les prévenir derrière, vous savez, « Attention, il y a une patrouille qui approche », n’est-ce pas ? Mais ils devaient avoir fait la même chose que nous. Je n’avais pas – ça ne me surprendrait pas qu’ils aient su qu’on était là. On devait prendre (l’estuaire de) l’Escaut, parce que tout le ravitaillement arrivait de Normandie, par voie de terre. Alors il fallait qu’ils ouvrent le port d’Anvers (en Hollande). S’ils n’arrivaient pas à ouvrir le port d’Anvers, jusqu’à l’Escaut. L’Escaut c’était autre chose, je vous assure. Rien d’autre que de la boue, de l’eau, et je ne sais même pas comment notre infanterie a réussi à s’en sortir. Ça a été épouvantable pour eux, mais ils ont réussi.
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