Témoignages d'anciens combattants:
Noël Caron

Armée

  • Le lance-caporal Noel Caron du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment au front vers 1952-1953.

    Noel Caron
  • Le soldat Caron (à droite) au moment de recevoir ses ailes de parachutiste des mains d'un lieutenant-colonel des Seaforth Highlanders of Canada en décembre 1950.

    Seaforth Highlanders
  • Le lance-caporal Caron lors d'une permission au Japon vers 1952-1953.

    Noel Caron
  • Le soldat Caron avec des membres de sa famille.

    Noel Caron
  • M. Noel Caron, avril 2012.

    Noel Caron
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"M. Noel Caron est un vétéran de la Guerre de Corée qui servit outre-mer avec le 1er Bataillon du Royal 22e Régiment en 1952-1953. "

Transcription

(La crise économique et l’enrôlement) Je suis né à Montréal et puis on a fait la petite école à Montréal, jusqu'à l’âge de treize ans. Et puis, mon père a décidé de (…), c’était un petit peu la crise, un peu (la crise économique des années 1930). Il a décidé de monter en Abitibi (Québec) et on est resté sept ans en Abitibi sur une terre. C’était arrangé avec le gouvernement du Québec, on était comme colons là-bas. Puis après sept ans, on est revenus à Montréal. Et puis j’ai travaillé un peu dans la plomberie à Montréal. Puis par contre, ce n’était pas satisfaisant pour moi. Je me suis enrôlé. Je me suis enrôlé dans l’armée en (décembre) 1949. Après ça, j’ai fait mon stage à Saint-Jean-d’Iberville (Québec). Un coup fini on est monté soit à Valcartier (Québec), soit à la citadelle à Québec. J’ai décidé de rentrer pour faire une nouvelle vie dans l’armée. Je me suis enrôlé au coin de Bishop et Sherbrooke, à Montréal, ç’a été comme ça. Après le « training » (l’entraînement) fini à Saint-Jean-d’Iberville, on a grimpé à Valcartier. Puis là, ils ont demandé des volontaires pour devenir parachutistes. Ça, ça se trouvait dans les années 1950. On a pris le train jusqu'à Vancouver, après ça jusqu’à Seattle (État de Washington). De Seattle, on a pris le bateau. (La vie au quotidien, en Corée) La vie quotidienne, c’est notre travail qu’on faisait nous autres. C’est notre travail qu’on faisait tous les jours. Et puis le soir, on s’amusait à chanter et dans notre petite « gang » on chantait, puis on faisait un petit peu d’entrainement aussi. Pour se tenir en forme un peu, on jouait au ballon et toute sorte de petites d’activités comme ça. On n’était pas tellement loin de la rivière Imjin (cours d’eau au 38e parallèle séparant les deux Corées), on allait se baigner de temps en temps. (La traversée du Pacifique) J’ai trouvé ça long un peu, j’ai trouvé ça long. On a frappé des journées pleines de vague. Le bateau avait de la misère. On aurait dit qu’il était pour couper en deux. Mais ça s’est bien passé, on était bien nourri, on était avec les Américains là-dessus. On était au-dessus de deux, trois ou quatre mille personnes avec les Américains. Il y en a qui ont été malades un peu, moi je n’ai pas été trop malade parce que je sortais et je ne passais pas mon temps couché. J’allais sur le bateau puis je m’organisais pour faire de l’exercice un peu, pour ne pas être malade. Malgré qu’il y en ait plusieurs qui étaient malades à cause qu’ils étaient trop longtemps couchés. C’est dans ce temps-là qu’ils étaient le plus malades. Ç’a bien été. Moi, je faisais ma culture physique moi-même. Il n’y avait pas grand loisirs à part de ça sur le bateau.
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