Témoignages d'anciens combattants:
Kenneth William John “Woot” Wootton

Armée

  • Cadre de collection de memorabilia incluant une photographie de Ken Wootton, des insignes de bérêt, insignes d'épaules, rubans, et médailles.

    Kenneth William John Wootton
  • L'Infantrie Légère Royale d'Hamilton, 1943. Kenneth William John Wootton est le 10ème sur la droite au second rang. La photographie a été prise à Horsham, Angleterre.

    Kenneth William John Wootton
  • Certificat de décharge attribué à Ken Wootton le 14 janvier 1946.

    Kenneth William John Wootton
  • Photographie en couleur de Ken Wootton en uniforme au régiemnt Lorne Scots.

    Kenneth William John Wootton
  • Régiment Lorne Scots en Colombie Britannique, vers 1942. Ken Wootton, à l'âge de 17 ans, est en haut à droite. La photographie a été prise lorsqu'il était en entraînement à Malahat Drive à Victoria, Colombie Britannique.

    Kenneth William John Wootton
Agrandir l’image
Écoutez ce témoignage

"Enfin, vous savez, tout n’était pas noir, et tout n’était pas blanc. Nous faisions ce que nous avions à faire, c’est tout. Mais ce n’était pas tout le monde qui devait passer par-là."

Transcription

Notre unité combattait sur les plages, et l’ennemi était près d’être réduit en pièces. La deuxième division, ils n’avaient pas à prendre part à l’invasion, mais nous attendions là, en tant que troupes de réserve. Si ça avait mal tourné, nous y serions allés aussi, mais il se trouvait qu’ils se débrouillaient très bien.

Dans notre régiment, nous n’avons pas eu trop de survivants non plus. C’était Verrières, la Bataille de Verrières. Ils nous ramenaient des blessés et, oh, j’en ai ramassé quatre, je crois. Nous avions de la place pour un de plus et il y avait un Allemand, là, c’était toute une pièce d’homme. Il avait un regard terrible, je vais toujours m’en rappeler. Quand je l’ai vu de près, j’ai vu qu’il n’avait plus de menton. Son menton avait éclaté, alors j’ai compris pourquoi il était comme fou. Nous l’avons ramené aussi. Nous avons évacué tout le monde, peu importe qui c’était.

Quelques-unes des batailles les plus dures se sont déroulées en France. Par exemple, quand on a essayé de barrer la route aux Allemands et de les empêcher de battre en retraite. Nous devions détruire leur armée. Ensuite, nous sommes arrivés à Falaise. Je me rappelle encore quand nous descendions la rue et qu’il y avait deux petits enfants. Ils tiraient une voiturette, comme ça, au beau milieu de la rue, en direction de Falaise. C’était triste de voir ça, vous savez. Où s’en allaient-ils? Nous, nous ne pouvions nous arrêter parce que nous étions dans un convoi. Mais quelqu’un doit les avoir recueillis, c’est certain. Ils auraient pu se faire tuer en marchant comme ça au milieu de la route. Il y avait des barrages. Ils n’étaient qu’eux deux, un garçon et une fille.

Enfin, vous savez, tout n’était pas noir, et tout n’était pas blanc. Nous faisions ce que nous avions à faire, c’est tout. Mais ce n’était pas tout le monde qui devait passer par-là. Chacun son histoire. Cette guerre, ça voulait dire quelque chose de différent selon les personnes.

Follow us