Témoignages d'anciens combattants:
Frank Poole

Armée

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Écoutez ce témoignage

"Il y avait une mine et puis un fil-piège qui courait jusqu’à la mine suivante et le fil-piège de la rangée de devant avait été déplacé de l’autre côté du chemin et attaché à un arbre. Et j’ai senti ça avec ma cheville. J’ai pratiquement accroché le fil et failli déclencher la mine. Mais en tout cas, je l’ai senti et j’ai suivi le fil jusqu’à l’arbre, je l’ai décroché et l’ai remis en place à l’endroit où j’avais posé la mine en premier lieu."

Transcription

J’avais passé une année à l’université après la Deuxième Guerre mondiale et j’avais obtenu un boulot dans la fonction publique à Ottawa. Alors je suis arrivé à Ottawa au cours de l’été 1948 et j’avais un emploi permanent au ministère des Transports. Entre temps, j’avais rencontré un type qui travaillait juste à côté de moi, le bureau à côté, et il avait été dans l’armée de l’air et il était maintenant dans le Governor Général’s Foot Guards. Donc un soir, je l’ai accompagné à Cartier Square où le Foot Guards avait son quartier général, et en parlant avec un lieutenant là-bas j’ai découvert qu’il avait été dans le même escadron que moi [420e Escadron de l’ARC], les Snowy Owls, pendant la guerre. Et il m’a demandé si j’avais été commissionné et j’ai répondu que oui. Et il a dit : « Eh bien on est à la recherche d’officier en ce moment. » Il a ajouté : « Est-ce que ça t’intéresserait de passer ton brevet et de suivre une formation de six mois à Camp Borden? » Et j’ai répondu que j’allais en parler avec mon patron et on m’a donné un congé de six mois. Je suis allé à Borden et j’en suis sorti avec le grade de lieutenant et je suis retourné au Foot Guards et l’été suivant la guerre de Corée a éclaté. Alors je suis allé à Kingston et me suis enrôlé.

Quand j’ai rejoint le 2e Bataillon [du Régiment royal canadien], on m’a envoyé dans la Compagnie B, la Compagnie Baker. Et je suis monté là-haut sur la colline et j’ai fait la connaissance du sergent de mon peloton, c’était presque l’heure du dîner. Et alors on est allés dans sa casemate, c’était une sorte de trou dans le flanc de la colline. Il y avait des sacs de sable en guise de porte et une petite étagère pour un sac de couchage. Et il y avait, comme éclairage il y avait, il avait une cuillère plantée dans la terre avec une bougie dessus qui se consumait. Et il était en train de me donner les noms des caporaux qui commandaient les différentes sections, et juste à ce moment-là, un de nos soldats a traversé la porte de sacs de sable en disant : « Les Chinois sont là! Les Chinois sont là! » Et j’ai dit : « Nom de Dieu ». Ça faisait à peine une heure que j’étais arrivé dans la compagnie et j’étais déjà sur le point d’engager le combat.

Alors le sergent a soufflé la bougie et m’a laissé et je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où se trouvaient les autres alors j’ai sorti mon pistolet et j’entendais quelques bruits de détonation et des pétarades et je ne sais quoi encore. Et je suis sorti en courant et j’ai trébuché sur cette petite tranchée faite à la truelle qui se trouvait à l’extérieur de la porte. Et j’ai dévalé la colline en roulé-boulé en direction des barbelés et j’ai égaré mon pistolet. Et puis j’ai réalisé qu’il avait une lanière, alors je l’ai ramené en l’enroulant et j’ai pensé bon sang! J’avais armé le pistolet et il aurait pu faire feu et me tuer. Mais je l’ai récupéré en tout cas et je suis descendu là où j’avais entendu tous ces bruits, et il y avait un – la pétarade, ça venait de ces fusées éclairantes qu’ils lançaient vers le bas de la colline et il y avait un soldat chinois piégé dans les barbelés. Alors on est descendus et on l’a libéré. Il avait reçu une balle en pleine poitrine alors le major a dit : « Bon, préparez un détachement de brancardiers, » pour qu’ils puissent le ramener au poste de secours régimentaire et ensuite continuer. C’est ce que j’ai fait. J’ai organisé un détachement de brancardiers et de gardes et ils sont retournés au poste de secours du régiment, et le médecin militaire s’est occupé de ce gars et lui a sauvé la vie.

Une sortie en patrouille que j’ai faite, j’avais à peu près – c’était une patrouille de combat – j’avais à peu près une vingtaine d’hommes au total. Et lors de cette sortie, j’ai eu un... près de là où ma... sur la gauche de ce champ de mines qu’on avait mis en place, on avait un – il y avait un chemin et on avait mis des fils-pièges entre les mines pour élargir le front. Il y avait une mine et puis un fil-piège qui courait jusqu’à la mine suivante et le fil-piège de la rangée de devant avait été déplacé de l’autre côté du chemin et attaché à un arbre. Et j’ai senti ça avec ma cheville. J’ai pratiquement accroché le fil et failli déclencher la mine. Mais en tout cas, je l’ai senti et j’ai suivi le fil jusqu’à l’arbre, je l’ai décroché et l’ai remis en place à l’endroit où j’avais posé la mine en premier lieu. Alors ce n’est pas passé loin.

Ensuite, on a traversé la vallée, et il y avait un cours d’eau qui s’appelait le Samich’on au milieu de la vallée, et on a dû le passer à gué. Et de l’autre côté, on a établi une base de repli avec la mitrailleuse Bren et deux ou trois hommes, un caporal et tous les autres nous sommes dépliés et nous avons remonté un peu la montagne. Ensuite, on a reçu des pluies de grenades et de coups de fusil. Ils nous avaient entendus venir, je suppose. Alors on s’est repliés vers la base et j’ai appelé l’artillerie et ces obus qui atterrissaient sur la colline ont clairement empêché l’ennemi de venir à notre poursuite, et alors on s’est retirés sous couvert des feux d’artillerie.

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