Témoignages d'anciens combattants:
John Roberts

Armée

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Écoutez ce témoignage

"Quand j’étais au quartier général en train de récupérer de ma troisième attaque, mon copain est venu me voir. Il avait demandé s’il pouvait venir me rendre visite parce qu’on était assez proches. Et leur unité venait chercher toutes les provisions pour le diner au quartier général. Donc il est venu me rendre visite et on a prié ensemble et ensuite son unité est partie. Et deux jours plus tard, on m’a appris que le lendemain de son départ, il avait été atteint par un obus. "

Transcription

Tout d’abord, on réalisait que l’histoire – c’était une chose d’avoir des cours d’histoire à l’école secondaire [lycée] – au moins, presque, au moins la moitié de cette matière est consacrée à la guerre. Vraiment, c’est comme ça et alors, mais bien sûr, en lisant les faits historiques il s’agit seulement d’idées d’ordre général, par exemple le fait que tant de gens aient été tués, mais vous ne vous arrêtez pas sur une personne en particulier, un enfant, ou autre, ce sont simplement des nombres. Alors que bien sûr quand vous êtes là-bas ce sont des personnes. Quand j’étais au quartier général en train de récupérer de ma troisième attaque, mon copain est venu me voir. Il avait demandé s’il pouvait venir me rendre visite parce qu’on était assez proches. Et leur unité venait chercher toutes les provisions pour le diner au quartier général. Donc il est venu me rendre visite et on a prié ensemble et ensuite son unité est partie. Et deux jours plus tard, on m’a appris que le lendemain de son départ, il avait été atteint par un obus, mais on voulait que je sache qu’il ne s’était rendu compte de rien. Il était passager avec un officier et son ordonnance qui conduisait, et il était assis au milieu. Son sac se trouvait juste derrière lui et cet obus, qui n’est pas arrivé en plein milieu de ce que l’on appelle des tirs nourris, mais vous savez que les tirs d’artillerie vous suivaient toujours un petit peu après. Et l’obus en question a littéralement traversé le dos, a sectionné le manche d’un balai, l’a tranché net et il a traversé le sac qui était dans son dos et il ne s’est rendu compte de rien. Or je savais qu’il avait été pasteur adjoint. Il était étudié au collège biblique. Il avait eu toute cette expérience et c’était un exemple, même pour moi. Et moi j’étais toujours là alors que j’avais encore tout à faire, et ma première réaction fut de penser : « Seigneur, pourquoi ne pas m’avoir pris à sa place? » Parce qu’Ed [Stavenow], rentrant immédiatement après et poursuivant la vocation qui était la sienne, et c’était votre premier sentiment et c’était une observation intéressante. Peu importe qui vous étiez, vous ressentiez toujours quelque chose pour l’autre. Et c’est aussi un aspect psychologique intéressant, mais vous n’étiez pas ravi d’avoir été protégé. Vous n’y pensiez même pas en ces termes. Vous pensiez toujours à l’autre et bien sûr, naturellement pendant tout votre entrainement, vous deveniez comme des frères. Vous étiez tous frères, peu importait vos antécédents, vous savez. Alors vous pensiez toujours à l’autre personne. Mais soit dit en passant, la dernière église dans laquelle j’ai professé avant de prendre ma retraite du clergé se trouvait à Arnprior en Ontario, là où Ed Stavenow avait grandi. Il avait été pasteur adjoint là-bas, et me voilà appelé à être le Pasteur titulaire de cette église où Ed, qui avait été tué là-bas au front, et puis dans le rapport que j’ai remis pour mon arrivée, j’ai ajouté un PS et j’ai dit que j’avais eu le privilège de servir avec Ed Stavenow pendant la traversée de la Sicile en Italie, et bien sûr ils savaient tous qu’il était décédé. Et j’ai une photo de la croix là où il a été enterré et ils ne connaissaient même pas les circonstances de son décès, alors je leur ai dit que je serais heureux de rencontrer toute la famille et j’ai mentionné la date où j’allais prendre mes fonctions. Alors ils étaient tous présents lors du service du soir et après le service, j’ai pu leur remettre la première fois la photo de la croix avec Ed Stavenow dessus et simplement partager et leur faire savoir qu’il n’avait pas souffert le moins du monde, et ceci combien de temps après? À peu près 50 ou 60 ans plus tard, vous savez. Alors ce fut un vrai privilège, mais vous imaginez, être amené là où on avait servi ensemble et ensuite suivre son chemin. Il était pasteur adjoint quand il s’est engagé et des années plus tard je me suis retrouvé exactement au même endroit, Pasteur titulaire. Vous savez, faire l’expérience de choses comme celles-là, c’est tout simplement unique.
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