Témoignages d'anciens combattants:
Kenneth Hilker

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"On les mettait à 50 pieds et on voyait une montagne d’eau derrière nous avec toutes sortes de petits poissons, des milliers d’entre eux. Ça me fascinait et certains des canots de sauvetage ont explosé sur le navire."

Transcription

Je me souviens d’une chose qui m’avait vraiment dérangé; on devait prendre des cours de tir et tout le reste, et ce qui m’a dérangé était que nous étions tous en ligne derrière cette grosse mitrailleuse et chaque personne devait monter et la prendre en main. Un de mes compagnons, un cadet, restait derrière et bouchait ses oreilles à chaque fois qu’elle tirait.

L’instructeur l’a mis juste à côté de la mitrailleuse et lui a fait baisser les mains, sans protection auditive. J’ai vraiment pensé que c’était… il a probablement souffert de quelque dommage, parce que certaines personnes avaient eu une perte d’audition et avaient dû postuler pour une pension. Cette fois, c’était direct, sans aucune protection.

Les torpilleurs aidaient en quelque sorte avec les tâches d’électricité sur le bateau, et ils surveillaient les grenades sous-marines et en tiraient également. Il fallait les garder. De là, nous sommes allés rejoindre un groupe – j’oublie son numéro ou son nom –, mais parfois il y avait trois navires, parfois nous étions seuls, sur la trace d’un sous-marin allemand. Nous savions dans quelle zone ils se trouvaient, mais, avec le sonar, nous pouvions les détecter.

En fait, j’étais content d’être en mer après 1943, parce qu’ils avaient un meilleur équipement. Pour l’anti-sous-marin, ils avaient des grenades sous-marines, ils avaient un Squid – c’est une grosse bombe qu’ils envoyaient par-dessus le gaillard et il fallait viser le sous-marin – et je ne sais combien de hérissons [bombes anti-sous-marins]. Il y avait des bombes qui étaient lancées de la même manière, dans un support.

Maintenant, je comprends qu’ils n’ont plus les grenades sous-marines, à ce que je peux voir. Ça ressemble à une belle grosse bombe sur un support sur la demi-dunette au lieu de ces 145 grenades sous-marines que nous avions nous le pont du navire. On les envoyait à des profondeurs différentes et la pression de l’eau activait le détonateur et les faisait exploser. On les mettait à 50 pieds et on voyait une montagne d’eau derrière nous avec toutes sortes de petits poissons, des milliers d’entre eux. Ça me fascinait et certains des canots de sauvetage ont explosé sur le navire.

Nous avons été envoyés – notre navire était prêt à partir – à la fin de la guerre quand tous les sous-marins étaient censés faire surface et montrer un drapeau bleu ou un drapeau noir. Ils étaient commandés par les Allemands eux-mêmes à ce que je sais. Nous avons donc été envoyés. Je pense qu’ils ont dit que c’était à 500 miles, mais je ne pense pas que c’était si loin. C’était 230 miles nautiques au large de l’Île de Sable ou quelque chose comme ça.

Mais, de toute façon [le sous-marin] s’est rendu au [HMCS] Buckingham – c’était une autre frégate – et à nous. Ils devaient rester entre les deux navires. Nous avons gardé un œil sur eux tout le temps. Mon impression, quand j’ai regardé dans mes jumelles, était qu’ils étaient montés sur le château du bateau et qu’ils étaient un groupe de gens assez heureux, j’ai pensé.

 

 

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