Témoignages d'anciens combattants:
Norman E. Purcell

Armée

  • Norman Purcell suite à son hospitalisation pour des blessures provoquées par des éclats d'obus. Ghent, 1944.

  • Norman Purcell et ses amis sur la côte sud de l’Angleterre en 1941.

  • Norman Purcell (2e rangée en partant du haut, 2e en partant de la d.) et les membres de sa section, Angleterre, 1940. Ils n’étaient pas encore allés sur les champs de bataille.

  • Norman Purcell donnant des instructions à une section en Angleterre en 1942.

  • Télégramme reçu par la famille lorsque Norman Purcell a été blessé le 9 décembre, 1944. Après un traitement pour des blessures à la jambe droite, il a regagné les rangs en février 1945.

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"Nous nous sommes battus tout le long de la Normandie et, en tant qu’ingénieurs, nous nous occupions surtout de déminage et de pose des mines…"

Transcription

Je m’appelle Norm Purcell. Pendant plusieurs années, j’ai été membre du Corps royal du génie canadien. Avant 1939, j’avais 14 ans et je me suis joint à la Milice active non permanente. Ma carrière a débuté en 1939 lorsque nous avons été mobilisés. En 1939, j’avais quinze ans ; je n’étais pas en âge d’aller outre-mer. Alors ils ont changé mon âge, de quinze à dix-huit ans, né en 1921 au lieu de 1924. J’ai passé la plus grande partie de ma carrière avec le Corps royal du génie canadien. Lorsque je suis allé en Angleterre, j’ai abouti avec la 3e division d’infanterie canadienne, dans la section du génie de la 7e brigade. Nous avons reçu une longue formation sur plusieurs années. Nous avons été sélectionnés et nous avons participé à l’invasion de la Normandie. Nous faisions partie du corps du génie mais nous ne travaillions pas sur les ponts à ce moment-là. Nous travaillions plutôt avec l’infanterie – c’était du génie d’assaut. Nous préparions et transportions les charges et munitions. Notre section était un mélange de soldats et d’ingénieurs. J’étais dans la compagnie ‘’A’’, la section a du Régiment des carabiniers de Régina. Et, nous avons connu de très lourdes pertes – environ quatre-vingt pour cent de nos hommes, des ingénieurs, pour la plupart. Nous nous sommes battus tout le long de la Normandie et, en tant qu’ingénieurs, nous nous occupions surtout de déminage et de pose des mines. Nous travaillions avec l’assistance d’une compagnie d’infanterie. Normalement, on associe ingénieurs et ponts mais je n’ai jamais travaillé sur les ponts. J’ai toujours été avec l’infanterie. Après la fameuse bataille de Caen, nous avons pu nous reposer un peu sur une ferme. Nous avions encaissés de très lourdes pertes dans les premiers jours de la bataille. Ensuite, nous avons continué nos activités. Le bataillon a continué sa route et j’ai été renvoyé au 6e Escadron de campagne du Corps royal du génie canadien. Et, ma carrière s’est terminée là. Après la guerre, je suis resté avec le service et j’ai fait des études. J’ai été sergent-major avec un régiment du génie avec la Réserve, ici à Halifax. J’avais plusieurs années d’expérience dans le domaine du génie et cela m’a bien servi, autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle. Vers la fin de ma carrière, j’ai été transféré à Ottawa, toujours dans le domaine du génie et toujours avec la Réserve. En 1951, j’ai commencé un mandat de service de dix-huit mois. Ensuite, ce fut la fin de ma carrière dans l’Armée. Alors, j’ai abouti à Ottawa. Et, ce fut tout – je ne peux vous dire rien d’autre sauf que j’ai été un survivant et non un héro.
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