Témoignages d'anciens combattants:
Charles Snider

Armée

  • Soldats du régiment Princess Patricia’s Canadian Light Infantry pendant l’inspection des armes.

    Ron Carruth
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"J’ai essuyé des tirs d’obus de temps en temps, quand ils voyaient des véhicules en mouvement. Mais on allait à l’endroit qu’ils appelaient la Camouflage Hill. Et c’était bien couvert."

Transcription

J’étais un jeune qui faisait du ramassage de colis à Ottawa. Et on était en chemin pour aller prendre une bière un soir et on s’est retrouvés dans l’Armée et en route pour la Corée.

Le 2e bataillon, le Princess Pats [le régiment Princess Patricia’s Canadian Light Infantry], est parti là-bas. Et on les a remplacés et on est rentrés. Bon en fait, je suis rentré un peu plus tôt parce que j’étais dans la force spéciale où on signait pour 18 mois, et si vous ne vous étiez pas engagé dans l’armée régulière, une fois vos18 mois terminés, ils vous renvoyaient direct au Canada. Et moi, j’ai fait partie de ceux qui sont rentrés directement après.

J’étais magasinier d’équipement. J’avais un sergent d’état-major comme chef et je m’occupais des magasins d’une compagnie. Je me trouvais à l’Échelon A, deux derrière les lignes de front. Et je réceptionnais le courrier. Et je m’en occupais, tout le temps, et je l’apportais sur le front et je remportais le courrier, les lettres que les gars envoyaient à leur famille au pays.

J’ai essuyé des tirs d’obus de temps en temps, quand ils voyaient des véhicules en mouvement. Mais on allait à l’endroit qu’ils appelaient la Camouflage Hill. Et c’était bien couvert. Ce n’était vraiment pas mal du tout.

Ça ne m’a pas dérangé parce que le sergent d’état-major est venu avec moi un jour et ils ont commencé à nous bombarder. Il a demandé au chauffeur de s’arrêter. C’était un [ancien combattant] de la Deuxième Guerre mondiale, alors il n’était pas très net. Il lui a demandé de s’arrêter et il est sorti. Et il était accroupi à côté du camion. Et moi je suis là debout et je regarde aux alentours. Et il m’a dit : « Et toi, petite tête, viens par ici et baisse-toi. »

C’est comme ça qu’il a réagi. Il avait dû en voir de toutes les couleurs, je pense.

Le retour s’est bien passé. Excellent. On est descendus des bateaux, et je ne me souviens plus comment ils ont fait, mais on est montés dans le train et en route pour la maison.

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