Témoignages d'anciens combattants:
Leigh Loggie

Armée

  • Leigh Loggie assis sur Universal Carrier (un véhicule blindé léger chenillé).

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  • Leigh Loggie en uniforme.

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  • Portrait de Leigh Loggie avec le certificat mentionnant la citation à l’ordre du jour qu’il a reçue parce qu’il avait sorti son camion en feu d’un convoi pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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  • La tunique de l’armée canadienne d’époque de Leigh Loggie.

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  • L’insigne d’épaule du CANADA sur la tunique de l’armée de Leigh Loggie.

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  • Médailles de Leigh Loggie (de gauche à droite) : Étoile de 1939-1945, Étoile d’Italie, Étoile France-Allemagne, Médaille de la Défense, Médaille du service volontaire canadien, Médaille de la guerre 1939-1945. Sur la dernière médaille se trouve le contour à peine visible d’une feuille de chêne, pour avoir été cité à l’ordre du jour.

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  • Leigh Loggie présent à l’événement du Projet Mémoire à Miramichi dans le Nouveau Brunswick, le 6 novembre 2012.

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Écoutez ce témoignage

"Je ne sais pas comment il a fini par prendre feu, mais il brulait en plein milieu du convoi et ils ne sont pas arrivés à m’écarter de la route à temps pour sauver le camion, mais je suis sorti du convoi par moi-même pour sauver tous les autres."

Transcription

Je n’ai pas eu beaucoup d’action en Sicile, les combats étaient pratiquement terminés quand on est arrivés là-bas. Mais ils m’ont mis avec un canon et on était préparés, mais il ne s’est pas passé grand-chose, jusqu’à ce qu’on ait l’occasion d’aller en Italie. C’était là que je conduisais, quand on est partis en Italie.

Bon, au début j’ai conduit, je remorquais un canon. Je conduisais là aussi, non ? Et puis quand j’ai commencé à conduire en Italie je me suis retrouvé au volant de la cuisine. À chacun de nos déplacements, il fallait que j’emporte tout le truc. Mais quand je ne conduisais pas, je conduisais d’autres jeeps et des voitures, je transportais des officiers, quand je n’étais pas au volant d’un camion. Mais pendant nos déplacements, j’étais au volant d’un camion.

Bon, j’avais deux ou trois gars à l’arrière du camion, et vous savez quand vous êtes, on se prenait pas mal de bombardements, le danger quand vous avez… qu’est-ce qu’on utilisait comme carburant ? Une sorte de carburant. Je ne sais pas comment il a fini par prendre feu, mais il brulait en plein milieu du convoi et ils ne sont pas arrivés à m’écarter de la route à temps pour sauver le camion, mais je suis sorti du convoi par moi-même pour sauver tous les autres. On m’a appelé au bureau et je pensais que j’allais me faire sonner les cloches, mais j’ai reçu une citation à l’ordre du jour pour ça.

Je sais que j’ai commencé par Florence, une fois en Italie, et on pensait qu’elle avait été prise, mais elle n’était qu’à moitié prise. La rivière n’avait été prise que d’un seul côté. Et il y avait une rivière qui traversait la ville, et on descendait la colline en direction des ponts, et ils ont commencé à nous bombarder sur la colline. Bon, on s’est engagés dans une rue, à l’écart de la route principale, et ce gars nous a attirés dans son sous-sol et il avait toutes sortes de vins. Et il nous a permis de nous reposer là, et quand ils ont cessé de tirer pendant assez longtemps, on a pris le risque et on a roulé jusqu’en haut de la colline à nouveau, mais on n’a pas traversé la rivière.

Je pensais qu’on allait voir Venise, mais on n’est pas allés jusque là-bas. On était juste à la moitié à peu près, un peu plus de la moitié du chemin pour arriver là-bas, quand on est partis. Mais on était bien au-dessus, on a passé un hiver dans un endroit qui s’appelait Russi. On a passé tout l’hiver là-bas. Mais c’était assez loin de Venise. On était dans une zone de repos là-bas qui s’appelait Riccione. J’étais juste en train de jeter un coup d’œil à une salle de cinéma et ce gars arrive dans un camion d’une demi-tonne. Il a klaxonné et il a dit : « Quel est le programme ce soir, soldat ? » Et je connaissais cette voix, c’était Mel, mon frère. Après avoir été blessé en France, ils l’avaient envoyé, il avait passé quelque temps en Angleterre, et ils l’ont envoyé en Italie, parce qu’il appartenait au Corps (royal) de l’intendance (de l’Armée canadienne), pouvait être détaché n’importe où.

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