Témoignages d'anciens combattants:
Raphael “Ralph” Dael

Armée

  • Ralphael Dael dans l'armée belge.

    Raphael Dael
  • Raphael Dael (au centre) avec ses camarades en Corée.

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  • Raphael Dael au travail dans une tranchée de la ligne de front en Corée.

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  • Un soldat sud-coréen avec les soldats belges.

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  • Une musicienne se produit sur scène pour divertir les soldats.

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  • Médailles militaires de Raphael Dael (de gauche à droite) : Croix de guerre belge, Médaille du volontaire de guerre combattant Corée, Médaille commémorative des théâtres d’opérations extérieurs, avec agrafe « Corée-Korea », Médaille du bataillon belge pour la Corée, Médaille des Nations Unies pour la Corée, Médaille Syngman Rhee.

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  • Le béret marron de Raphael Dael du temps de son service dans le bataillon belge des Nations Unies.

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  • Une lettre écrite à Raphael Dael par un (e) élève coréen.

    Raphael Dael
  • Une lettre écrite à Raphael Dael par un (e) élève coréen.

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  • Raphael (Ralph) Dael à un événement du Projet Mémoire à Moncton au Nouveau-Brunswick, en novembre 2012.

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Écoutez ce témoignage

"Il faut bien comprendre qu’en 1952 il s’agissait d’une guerre de tranchées. Et on avait de la visite la nuit de l’ennemi, toujours pendant la nuit. Et il fallait qu’on s’assure qu’ils ne s’aventurent pas à l’intérieur de nos lignes."

Transcription

Ma fonction dans l’armée c’était – j’ai été sélectionné pour aller dans le peloton d’armes lourdes. Et je suis devenu le second du mitrailleur. Il y avait une mitrailleuse à refroidissement par eau et une mitrailleuse à refroidissement par air.

Et on est partis sur le front. Je suis parti sur le front en tant que mitrailleur adjoint. Plus tard, quand j’ai quitté les premières lignes j’étais mitrailleur principal parce que l’autre était reparti en Belgique. J’étais mitrailleur. C’était ma principale occupation là-bas.

Il faut bien comprendre qu’en 1952 il s’agissait d’une guerre de tranchées. Et on avait de la visite la nuit de l’ennemi, toujours pendant la nuit. Et il fallait qu’on s’assure qu’ils ne s’aventurent pas à l’intérieur de nos lignes.

Et en général, ils savaient où — ramenés. Mais on subissait surtout des tirs d’obus de, certaines lignes étaient très calmes. Même si c’était tout près, par exemple la vallée de Chorwon. C’était tout près de, même le no man’s land n’était pas très large. Et on était positionnés dans la vallée.

L’ennemi se trouvait sur une montagne de cent, cent cinquante mètres et il nous surplombait. Mais c’était très calme.

On n’avait pas tellement de tués et de blessés, pas dans la guerre des tranchées, parce qu’on était bien protégés. Et il y avait des victimes pendant les patrouilles et quand ils se trouvaient pris sous le feu de l’ennemi. Là, ça faisait des victimes.

Mais on a eu des morts et des blessés. Un très bon ami à moi a été tué sur la ligneWhite Horse. J’ai fait mes études avec lui, à l’école technique, avant qu’il parte.

C’est amusant, vous savez, parce qu’ils nous disaient : « Oh untel et untel se sont fait tuer. » Et puis il y avait un type avec nous, on l’appelait le papi. Et il était un peu plus vieux que la majorité d’entre nous.

Et il était monteur, parce qu’il tirait les câbles des lignes téléphoniques et il s’est fait tuer. Ils l’ont vu travailler. Ça arrivait quotidiennement. Quelqu’un se faisait tuer. Mais pas tous les jours, ce que je veux dire c’est que ça arrivait presque tous les jours que quelqu’un soit blessé ou tué.

C’était quelque chose qu’il fallait bien comprendre, la possibilité de vous faire sérieusement blesser ou même de vous faire tuer.

Il y avait un sergent et son compagnon coréen qui montaient la garde et il avait été très, très, parce qu’il avait été 100 % très bien.  Et, il était là debout à observer dans l’obscurité. Il n’y avait pas de lumière, et il était debout dans l’obscurité.

Et, ce Coréen il sommeillait en quelque sorte, il était assis dans le coin assoupi, et le Coréen s’est mis sur ses pieds, il a regardé alentour et il a dit : « Eh sergent ! regarde par là, des Chinois. » Et ils se trouvaient à une vingtaine de mètres à peine.

Et il les a remarqués, très dur d’y voir dans le noir. C’était vraiment quelque chose. Alors ils leur disaient, vous savez, gardez les yeux grands ouverts, et ne faites jamais confiance – parce que dans l’obscurité tout se déplace. Vous regardez quelque chose - c’est pour ça qu’il fallait observer pendant la journée ce qu’il y avait sur place.

Une vieille souche d’arbre ou autre chose, parce que pendant la nuit cette souche elle va se déplacer pendant que vous la regardez.

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