Témoignages d'anciens combattants:
Robert Ringma

  • Robert Ringma
  • Robert Ringma
  • Robert Ringma
  • Robert Ringma.
  • Robert Ringma
  • Photo des camarades de Bob Ringma en Corée.

    Bob Ringma
  • Robert Ringma
  • Robert Ringma
  • Robert Ringma
Agrandir l’image
Écoutez ce témoignage

"La principale chose que nous devions faire était de transporter notre équipement à terre, l’organiser et le défendre. "

Transcription

Je n’étais, bien sûr, qu’un lieutenant à cette époque, et j’avais encore de la misère à dire ce que je devais faire. La principale chose que nous devions faire était de transporter notre équipement à terre, l’organiser et le défendre. Nous avions de l’équipement, des montagnes d’équipement, et c’était là un des rôles de la Compagnie d’approvisionnement (Ordnance Company)* : prendre soin de cet équipement pour de groupe de brigade. Certaines choses que nous avions devaient être envoyées au Japon, mais ont été envoyées en Corée par erreur. Nous devions avoir une clôture de barbelés en raison des vols qui étaient endémiques dans le pays, à cette époque. Nous devions donc protéger l’équipement. C’était un de nos rôles, simplement cela, la protection des vivres, et puis préparer nos véhicules. Ensuite, après deux semaines, nous sommes partis vers le nord de Pusan vers la ligne de front.

Mon Dieu que c’est un horrible pays sanglant. Vous savez, c’était ma première expérience dans une guerre, dans une zone de guerre. Je veux dire, on voyait la destruction tout autour. On voyait les civils coréens, des enfants, avec, vous savez, une seule jambe, ce genre de choses. C’était traumatisant à regarder. Et puis, pendant tout ce temps, il y avait cette puanteur aux alentours, cette odeur, et on n’avait pas beaucoup de sympathie pour les Coréens à cette époque. Ils étaient simplement… ils étaient là, mais ils n’étaient pas très haut dans notre estime. Comme je le dis, ç’a beaucoup changé avec les années, mais à l’époque, c’était là. L’autre chose qui est arrivée, évidemment, est que nous avons pris sous notre aile quelques-uns des enfants orphelins et ils étaient, vous savez, dociles, de bons enfants. On pouvait les entraîner, et ils voulaient bien faire. Ç’a donc bien fonctionné pour nous, et pour eux, évidemment.

Je recevais le mot du quartier général de la brigade. Voilà quand j’ai appris à faire mon travail. Ils me pointaient du doigt et ils disaient : « D’accord. Nous voulons que vous mettiez en place une section de bain pour que les gens qui sont dans la ligne puissent venir et prendre une première douche et changer de vêtements. » Nous n’étions pas tout à fait prêts et je cherchais mon sergent major. J’ai dit : « Vous devez continuer. » C’était sur les rives du fleuve Han que nous nous sommes installés en premier. J’ai envoyé un mot à la brigade qui disait : « Nous ne serons pas prêts avant demain. » J’ai reçu un mot en réponse du DAA [Assistant Adjudant de l’administration] et QTG [Quartier-Maître Général] Major C.J.A. Hamilton qui disait : « Je vais avoir deux compagnies d’infanterie à votre emplacement cet après-midi, à deux heures. Soyez prêts. » J’avais donc une photo que vous allez voir avec le livre en tant que couverture. Le sous-titre, en passant, est Full Monty in Korea. C’est mon sous-titre. De toute manière, ça montre cette file d’attente. Heureusement, c’était une belle journée ensoleillée, mais toutes ces troupes étaient alignées. Mon Dieu, ils étaient… ça semblait être une file d’attente longue d’un quart de mile qui attendait impatiemment d’aller dans la section des bains. C’était notre première opération. Eh bien, c’était lent et étrange, mais nous nous sommes améliorés après cela.

Dans ma sous-unité, c’était simplement un peloton de la Compagnie d’approvisionnement, qui est plus tard devenue, qui a été renommée Site d’approvisionnement de campagne, mais j’ai commencé avec environ 48 hommes, parce que j’avais beaucoup de camions de deux tonnes et demie pour transporter tous ces vêtements de remplacement. Graduellement, le nombre a descendu et j’en avais moins. J’avais commencé avec le gros des hommes, le plus gros peloton, 48 hommes, je pense.

Particulièrement, durant les premières semaines, ou même les premiers mois où nous étions là-bas, on travaillait tout le temps. On ne prenait jamais de jours de congé. Si j’avais du temps, alors que j’entraînais l’unité, je pouvais occasionnellement aller au Site d’approvisionnement, vous savez, et passer une soirée avec mes collègues officiers et mes amis qui étaient là-bas. Nous étions aussi, pendant ces premières semaines et ces premiers mois, très, très mobiles. La brigade était mobile. Elle était toujours sur la route, en mouvement, ici et à d’autres endroits. Il y avait très, très peu de temps pour autre chose que le travail. C’est tout ce dont je peux me souvenir. Vous savez, on prenait soin de… nous nous sommes mélangés avec la compagnie d'approvisionnement pendant quelques semaines.  Nous vivions avec eux. Ils avaient un cuisinier, un cuisinier caporal et un cuisinier privé, et nous avons pris beaucoup de repas avec eux. Lorsque nous sommes devenus mobiles, nous avons commencé à préparer nos propres repas, et j’avais toujours hâte d’avoir des rations C. Je les aimais. Les Rations C étaient excellentes.

 

 

Follow us