Témoignages d'anciens combattants:
Brian Vernon Pittman

  • Plaque d'identité appartenant au Caporal Brian Pittman.

    Brian Pittman
  • Caporal Brian Pittman.

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"Je suppose que l’odeur du pays était très mauvaise, mais on s’y faisait après un temps. "

Transcription

Je suis donc arrivé à Yokohama, et, de là, je suis allé à Kobe, puis en Corée. Nous sommes arrivés à Pusan, et on pouvait sentir l’odeur du pays des kilomètres avant d’arriver, parce qu’ils utilisaient des excréments humains pour engraisser le sol et, bien sûr, ça puait jusqu’au paradis. Une fois hors de Pusan, ce n’était pas si mal parce que Pusan était sur la côte, à deux pas de l’océan. Je suppose que l’odeur du pays était très mauvaise, mais on s’y faisait après un temps.

Je suis ensuite allé à un camp britannique – je ne me souviens pas de quelle unité c’était –, mais, de toute manière, c’était dirigé par les Britanniques, et je suis resté là pour, je ne sais trop, peut-être un mois ou à peu près. Puis, ils ont décidé de m’envoyer à l’armée canadienne, et je suis allé au quartier général de la division. C’est là où j’ai passé ma carrière. [J’étais] un assistant à l’hygiène, et mon travail était d’aller de camp en camp et de m’assurer que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait pas de maladies ou rien du genre dans cette unité. S’il y en avait, je devais en faire rapport aux autorités médicales, et c’était à peu près tout. Je suis allé une fois sur la ligne de front avec l’Infanterie canadienne légère de la Princesse Patricia et je n’ai été là que pendant une semaine. J’étais très content de partir, parce que j’étais stationné pas très loin de l’artillerie de l’Infanterie. Bien sûr, les canons tiraient sans cesse…

Mon ouïe a été complètement bousillée. Lorsque je suis revenu à la maison, je ne pouvais pas comprendre pourquoi je ne pouvais pas entendre, mais je n’entendais rien. Quand je me suis renseigné, quand j’ai finalement demandé un dédommagement pour la Guerre de Corée – ils ne m’avaient jamais dit quoi que ce soir à propos des dédommagements lorsque j’ai été démobilisé en 1954. Je suis revenu à la maison en avion, et ça n’a pris que 18 heures pour revenir. Ça avait pris 18 jours y aller, mais 18 heures pour revenir. Nous avons atterri à Vancouver, ils m’ont fait prendre le train, et je suis revenu à Winnipeg. J’y suis resté parce que j’avais toujours des journées de vacances que je n’avais jamais prises. J’ai été en vacances de mars à avril ou mai, je ne me souviens plus. Quelques mois environ. J’y suis resté parce que j’étais en vacances, pour reprendre le temps de vacances que je n’avais pris parce que j’étais en Corée. Lorsqu’elles ont été terminées, je suis allé voir le colonel. Il m’a dit : « Tu devrais rester dans l’armée, tu sais. » J’ai répondu : « Probablement pas. Quand je suis parti pour la Corée, vous m’avez dit – ou les officiers m’ont dit – que j’allais être promu sergent. » Je travaillais avec un groupe de gens comme des sergents de l’Australie, des sergents de l’Angleterre et des sergents américains. Ils étaient tous sergents, sauf moi. Ils ont dit : « Eh bien, nous allons t'en donner une… », mais ça n’est jamais arrivé.

 

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